Immobilier : les Britanniques, premiers acheteurs étrangers de France

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Le nombre de transactions réalisées par des étrangers a augmenté de 1,5% en 2014. Si leur prix reste à un niveau élevé, le montant moyen a toutefois baissé de 10% par rapport à l’année passée.

Les acquisitions immobilières des étrangers retrouvent le chemin de la croissance en France! C’est le principal enseignement de l’Observatoire du marché des acquéreurs étrangers non-résidents en France, publié par BNP Paribas International Buyers. Après trois années de baisse dont une à deux chiffres - moins 13% entre 2012 et 2013 - la tendance s’est enfin inversée en 2014... et se confirme également dans les premiers mois de 2015. «Sur les 5 premiers mois de l’année nous enregistrons une hausse de 53%. Nous sommes très confiants pour le reste de l’année, le rythme des demandes étant très soutenu», explique François Laforie, directeur général de BNP Paribas International Buyers.

Si le nombre de transactions est en hausse, le prix moyen est lui en baisse: un recul de 10% par rapport à l’année précédente, à 315.000 euros. Entre la capitale et la province, l’écart de prix demeure important. À Paris, le montant moyen d’acquisition s’élève à 582.000 euros contre 287.000 euros en Province. À l’exception de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Paris est la région la plus chère pour un achat immobilier en France. Peu importe la localisation du bien, le marché est essentiellement tourné vers la résidence secondaire, et plutôt positionné sur le haut de gamme.

Les achats des Britanniques, en hausse de 33%

Parmi les nationalités qui achètent le plus dans notre pays, les Britanniques sont de très loin les vainqueurs. Les chiffres sont impressionnants: une hausse de 33% sur l’ensemble de l’année 2014! Et pour le début 2015, cela s’accentue encore davantage. «Nous enregistrons une hausse globale de 53 % comparé à la même période en 2014, dont 75% de Britanniques!», précise François Laforie. Pourquoi cette hausse spectaculaire? Cela s’explique par une forte reprise économique au Royaume-Uni, des taux d’intérêt bas, un euro faible et une légère baisse des prix de l’immobilier. Du côté des prix justement, les acquéreurs britanniques ont payé en moyenne 710.000 euros pour l’achat d’un bien immobilier dans la capitale et 589.000 euros sur la Côte d’Azur. Autre augmentation notable: les ventes des acquéreurs néerlandais (qui représentent 4% de l’ensemble des acheteurs) ont grimpé de 10% par rapport à 2013.

Le montant moyen des transactions des étrangers est lui en baisse de 3% entre 2013 et 2014. Les évolutions sont contrastées selon les nationalités. Les acquisitions réalisées par les Américains ont augmenté de 12%. Celles effectuées par nos voisins suisses et italiens sont en baisse, représentant respectivement 7,4 et 7,3% de l’ensemble des transactions alors qu’elles pesaient plus de 10% en 2012.

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