Immobilier : les banques jugées trop frileuses pour accorder des crédits

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Immobilier : les banques jugées trop frileuses pour accorder des crédits
Immobilier : les banques jugées trop frileuses pour accorder des crédits

De plus en plus exigeantes et sélectives pour attribuer des crédits, les banques seraient à l'origine de la chute des ventes dans l'immobilier, alors que les prix ont baissé de 1,7% au premier trimestre. Alors que les taux ont rarement été aussi bas, à 2,68% en moyenne, les banques sont ainsi jugées responsables de la morosité du marché, selon un sondage Ipsos pour le réseau immobilier Orpi, réalisé fin juillet auprès de plus de 2 000 personnes.

Pour les personnes interrogées, les établissements bancaires sont de loin «l'acteur qui a le plus d'influence». Elles sont citées à 49%, loin devant le gouvernement (15%), les agents immobiliers (15%), les acheteurs (14%) et les vendeurs (7%).

Selon Bernard Cadeau, président du réseau Orpi, «la donne a changé en quelques semestres» pour les candidats à l'achat immobilier, auxquels les banques demandent «un apport personnel plus conséquent». Dans les faits, un ménage qui était éligible à un crédit de 200 000 euros il y a deux ans ne l'est plus forcément aujourd'hui. Conséquence : «Les primo-accédants et les ménages les plus modestes sont écartés et les biens de moins bonne qualité restent sur le marché faute d'acquéreurs», ajoute-t-on chez Orpi, tandis que «les demandes de location explosent» avec une hausse de 50% au premier semestre sur un an.

Un sentiment qui va à l'encontre des chiffres de la Banque de France. Dans un rapport publié début août par la Fédération bancaire française, l'encours des prêts immobiliers à la fin juin 2014 serait de 824 milliards d'euros en croissance de 3,2% sur un an.

En attendant, le marché a enregistré, selon Orpi, une baisse de 10,5% de ses transactions au deuxième trimestre comparé au premier dans ses 1 250 points de vente. «La reprise du marché immobilier n'est toujours pas à l'ordre du jour : le déséquilibre entre l'offre et la demande s'accentue, le marché reste grippé», reprend-on encore chez Orpi. ...

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  • M3182284 le dimanche 7 sept 2014 à 17:52

    Faut avoir envie de prêter à des particuliers non solvables. Où sont ceux qui accusaient les banques de distribuer n'importe comment sans vérifier la capacité de remboursement?

  • stefalex le vendredi 5 sept 2014 à 21:47

    C'est sur, plutôt que de remettre en cause les prix trop élevés, c'est bien mieux d'accuser les banques.

  • dlabore le vendredi 5 sept 2014 à 19:30

    comparer un premier trimestre avec un deuxieme c'est franchement des "char lots" c'est surement plus pres des 20% ou plus avec l'an dernier