Immobilier: les administrateurs de biens doivent revenir à leur "coeur de métier" (étude)

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Confrontés à une érosion de leurs marges, les administrateurs de biens vont devoir se recentrer sur la gestion des copropriétés et la gérance locative, leur "coeur de métier", étoffer leurs services et passer vraiment au numérique, estime une étude.

Depuis 2008, la rentabilité nette de leurs activités a cédé près de 3 points pour s'établir à 7,3% du chiffre d'affaires l'an dernier, selon cette étude du cabinet Xerfi Precepta, publiée mercredi.

Cette contraction des performances financières des administrateurs de biens est liée au "déclin progressif" de leur modèle économique, soulignent ses auteurs.

Car les activités secondaires de transaction et de placement des produits financiers issus des placements des fonds mandants, ont longtemps amélioré les marges de ces sociétés, mais cette source de revenus est en recul.

Il faut désormais aux administrateurs de biens, se concentrer sur leur "coeur de métier": le syndic de copropriété et la gérance locative, afin de restaurer les marges et relancer l'activité.

En outre, pour "justifier la hausse inexorable des honoraires", la profession "ne pourra pas faire l'économie d'un réel saut qualitatif", pointe Xerfi Precepta.

Les administrateurs de biens pourraient aussi étoffer leur offre "autour du bien-être des copropriétaires, avec des services de bricolage, de jardinage, de ménage ou encore de garde d'enfant".

L'enjeu pour les administrateurs de biens, est de devenir "de véritables entreprises de services immobiliers, capables de proposer un accompagnement global aux copropriétaires et aux bailleurs", selon Xerfi Precepta.

Et face aux offensives des acteurs 100% numériques sur les activités de syndic et de gérance locative, les administrateurs de biens doivent renforcer leurs services en ligne - comme le font déjà Foncia, Nexity et Sergic - et avoir une "véritable stratégie de marque".

Il leur faut aussi, en interne, mettre en place des outils de fidélisation et de formation afin de conserver leurs collaborateurs dans la durée, alors que le métier devient de plus en plus complexe, dit l'étude.

Ces dernières années, les marges des administrateurs de biens ont aussi été sous pression du fait d'un concurrence accrue, avec l'arrivée d'acteurs digitaux, de négociations tarifaires de plus en plus fréquentes avec leurs clients, de changements réglementaires impulsés par la loi Alur, et de la baisse des taux d'intérêt.

Face à ce "durcissement" des conditions de marché, perceptible aussi dans la "mauvaise image de la profession", dit l'étude, les fusions-acquisitions se multiplient depuis 2013, avec notamment le rachat du leader Foncia, détenu depuis 2011 par les fonds Bridgepoint et Eurazeo, par le fonds suisse Partners Group en juillet.

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