Immobilier :les acheteurs sont de retour,les prix ne baissent plus

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Pour la première fois depuis la mi-2011, tous les spécialistes de l’immobilier enregistrent un net rebond des ventes. Les prix ont arrêté de baisser et grimpent même parfois mais la reprise du marché reste fragile.

Alors que bon nombre de réseaux immobiliers publient ces jours-ci leur bilan à la mi-année, le redémarrage du marché de l’ancien semble se confirmer après la reprise de celui du neuf. Un décollage qui tient d’abord à la reprise des transactions relevée par tous les professionnels. Depuis la mi-2011, c’est sans doute la première fois que l’on retrouve un enthousiasme aussi partagé dans la profession.

Ainsi, dans le réseau Century 21 qui compte 850 agences, le nombre de ventes ce semestre a progressé de 15,2 % par rapport à l’an passé à la même époque avec d’excellents résultats en particulier sur le mois de juin. Même chose pour le réseau Guy Hoquet et ses 450 agences qui relève une progression de 9,4 % des ventes sur un an avec plusieurs forts rebonds mensuels (+18 % en avril et + 20 % mai). A l’unisson, même si leurs chiffres s’arrêtent au mois d’avril, les notaires franciliens enregistrent une progression annuelle de 6 % des transactions.

Une évolution différente à Paris

Ce net regain d’activité fait déjà sentir ses effets sur les prix, même si l’impact est différent selon les régions et selon les réseaux immobilier. Ainsi, chez Century 21, les prix baissent encore de 2,6 % sur un an à travers l’Hexagone mais la tendance s’est enrayée depuis début 2015 avec une augmentation des prix de 1,8 % sur les six derniers mois. En trois ans, le prix moyen au m² relevé par ce réseau a reculé de 5,5% passant de 2623 euros à 2479 euros. Une tendance à la reprise des prix qui «ne s’observe pas (encore)» dans la capitale selon Century 21, puisque le prix moyen recule de 1,7% pour atteindre 8 086 euros du mètre carré à Paris.

De son côté, le réseau Guy Hoquet perçoit une baisse des prix de 2,1% sur un an pour atteindre 2.455 euros le mètre carré ainsi qu’une augmentation de 0,8% dans la capitale. Et pour preuve d’un dynamisme retrouvé, les agents immobiliers remarquent que l’on met 10 jours de moins qu’avant pour vendre son logement, soit 86 jours en moyenne dans ce réseau. Quant au réseau Meilleurs Agents, il relève dans la plupart des villes de province des hausses de prix de 0,3% (Toulouse) à 0,7% (Nantes) en juin, même certaines villes continuent à baisser comme Strasbourg (-0,6%) ou Marseille (-0,7%). Ce regain d’activité tient pour une bonne part aux taux de crédit toujours bas et à la crainte de les voir remonter. Pour bon nombre de candidats à l’achat, c’est donc le moment de se décider.

Tous les indicateurs ne sont cependant pas au vert, loin de là. Les primo-accédants, par exemple, n’effectuent encore qu’un retour timide. Par ailleurs, les zones rurales restent sinistrées et peuvent encaisser des baisses des prix de 15 à 20% selon Guy Hoquet. Century 21, de son côté, note que «l’investissement locatif dans l’ancien est toujours enlisé» et ne bénéficie donc pas de l’effet dopant que le dispositif Pinel a eu sur l’investissement locatif dans le neuf. Globalement selon le principal réseau français: «le marché immobilier de l’ancien est loin d’être en surchauffe mais son dynamisme est fragile». Pour la plupart des spécialistes, une remontée substantielle des taux d’intérêt pourrait rapidement signer la fin de ce printemps immobilier.

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