Immobilier : la quasi-totalité des banques ont augmenté leurs taux

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Sur l’ensemble des deux derniers mois, une trentaine d’établissements bancaires ont augmenté leurs barèmes, parfois jusqu’à 0,4%. Mais la demande de crédit reste soutenue.

La baisse quasi ininterrompue des taux de crédit des prêts immobiliers de ces trois dernières années, c’est terminé! En juin, les taux des prêts finançant l’acquisition d’un logement ancien ont légèrement augmenté de 0,2% passant à 2,02% en moyenne (hors assurance), constate l’Observatoire Crédit Logement/CSA. Ils sont en revanche restés plus ou moins stables dans le neuf (2,05% contre 2,06% en mai). Et les taux des crédits contractés pour réaliser des travaux ont eux fortement baissé de 0,8%. Au total, en tenant compte de ces trois types de crédit, les ménages se sont endettés à 1,99% en moyenne (2,01% en mai).

Depuis mi-mai, plus d’une trentaine de banques, nationales ou régionales, ont déjà augmenté leurs taux (parfois déjà deux fois), constate le courtier Vousfinancer.com. Les hausses varient de 0,05% à 0,40% selon les établissements. «La quasi-totalité des grands réseaux bancaires a augmenté ses taux de crédit immobilier. Les rares à ne pas l’avoir fait sont ceux qui étaient moins bien positionnés», analyse Jérôme Robin, président et fondateur de Vousfinancer.com. Suivant la hausse du taux de l’emprunt d’Etat Français à 10 ans (OAT) dont le taux est passé de 0,37% mi-avril à 1,13%, les taux des prêts immobilier devraient continuer à progressivement remonter. «Ils devraient atteindre 2,4% en moyenne en fin d’année», prévoit Bruno Deletré, directeur général du Crédit Foncier . «Ce qui reste extrêmement bas et continuera à soutenir le marché immobilier», souligne-t-il. Le Crédit Foncier table sur 750.000 transactions sur l’ensemble de l’année 2015, au lieu de 691.000 en 2014, avec des prix en baisse de 2,5% (pour l’ensemble de 2015).

La demande de crédit ne faiblit pas

Pour l’heure, la légère remontée des taux ne dissuade pas les Français de devenir propriétaires. «L’annonce des premières remontées de taux, dont l’objectif était en partie d’entrainer une accalmie de la demande durant l’été, a eu pour effet au contraire d’inciter les attentistes à passer à l’acte, pour des achats ou des renégociations», constate Sandrine Allonier, responsable des relations banques de Vousfinancer.com. Résultat, «les délais de traitement s’allongent encore et certaines banques limitent désormais les dossiers de renégociations de prêts afin de traiter en priorité les dossiers d’acquisition pour respecter au maximum les clauses suspensives», ajoute-t-elle. Face à l’afflux de demande, «les banques sont plus sélectives, et elles n’ont pas toutes les mêmes critères en fonction de leur politique commerciale», note Cécile Roquelaure, directrice des Etudes chez Empruntis. Au premier semestre, le nombre de renégociations de prêts a triplé sur un an, selon Vousfinancer.com. Le nombre de prêts accordés a lui bondi de 48,1% au deuxième trimestre par rapport à la même période de 2014, selon Crédit Logement, qui note que des «rythmes de progression aussi élevés avaient déjà été constatés par le passé, lors de chaque reprise des marchés immobiliers, en 2010 et 2013».

Les primos-accédants à nouveau sur le marché de l’accession

Les taux des crédits extrêmement bas permettent aux jeunes ménages d’acheter leur premier logement. «Les niveaux actuels des taux permettent à des jeunes ménages de rentrer sur le marché de l’accession, sur des durées longues et sans que cela ne les pénalise: la vitalité des flux de la primo-accession des ménages jeunes ou modestes en témoigne», estime Crédit Logement.

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  • pelochon le vendredi 10 juil 2015 à 13:44

    Correction (évidente mais on ne sait jamais) Il faut donc une baisse du prix de 100* (103091-55496) / 200 000 = 23,8%

  • pelochon le vendredi 10 juil 2015 à 13:37

    Conclusion pour c.voyant : vous attendez 3 ans, et en supposant que les taux remontent de 2,25% à 4,25% vous aurez perdu 25200 + (103091-55496) = 72795€ à moins que le bien que vous visiez n'ait baisser de 36,3% au moins sur cette période.... Sachant qu'une baisse de 40% serait déjà énorme sur 10 ans, voir maximale, et viendrait encore alourdir votre perte potentielle puisque vous continueriez de payer un loyer, où est l'intérêt d'attendre ? Enfin bref, à vous de voir mais réfléchissez.

  • pelochon le vendredi 10 juil 2015 à 13:19

    @ppsoft : vous auriez tord de ne pas profiter des taux bas. A supposer que vous placiez votre argent à 2,25% (ce qui est largement faisable), un taux d'emprunt à 2,25% vous fait faire une opération blanche, tout en gardant votre épargne, quitte à le sortir plus tard pour un rembt anticipé (sans frais, à négocier) ou pour profiter de la vie, aider vos proches.... Refaites donc votre calcul. Il n'y a pas photo. C'est vous qui voyez

  • pelochon le vendredi 10 juil 2015 à 13:11

    @c.voyant : ce que vous dites est faux, les calculs en témoignent.

  • pelochon le vendredi 10 juil 2015 à 13:10

    Résultat des courses, avec un loyer de 700€, en admettant que vous attendiez 3 ans pour une telle baisse des prix, vous aurez donc perdu : 700*36 = 25200€, alors qu'il vous suffisait d'acheter aujourd'hui au taux de 2,25% pour être chez vous et gagner ces 25k !! A moins que vous n'attendiez plus encore, auquel cas les taux peuvent aussi remonter et vous continuerez de jeter votre argent par la fenêtre de votre logement que vous louez... AH la la la la... Cte bonne farce

  • pelochon le vendredi 10 juil 2015 à 13:06

    exemple : achat 200K à 4.25% sur 20 ans => coût de 103 091 € d'intérêts. Achat 200K à 2,25% sur 20 ans => coût de 55 496 € d'intérêts. Il faut donc une baisse du prix de 100* (103091-55496) / 200 = 23,8% pour compenser ce gain sur le taux !! Vous en connaissez beaucoup des baisses de ce genre pour une bien de qualité ??? Et pendant ce temps là, pendant que vous attendez la baisse, vous payez à fonds perdus un loyer !! Je me marre

  • ppsoft le vendredi 10 juil 2015 à 09:55

    Dans la mesure où je m'apprête à acheter cash mon logement, je préfère de loin une baisse des prix à une baisse des taux. En plus ça évite de me faire sucer le sang par des parasites.

  • c.voyant le jeudi 9 juil 2015 à 15:24

    la baisse des prix de l'immobilier rapporte dix fois plus à celui qui achète que la baisse des taux, alors si la hausse des taux accélère la baisse des prix tant mieux!