Immobilier : la moitié des acquéreurs s'endettent sur 20 ans

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Les banques prêtent à nouveau sur de plus longues périodes. Un effet qui est d’une grande aide aux primo-accédants. Désormais, 56 % des acquéreurs ont un crédit immobilier sur 20 ans.

La majorité des particuliers qui achètent un logement, empruntent à nouveau sur de longues périodes. Les durées d’emprunt qui s’étaient sensiblement réduites ces dernières années, ont augmenté ces derniers. Désormais, 56 % des acquéreurs ont un crédit immobilier sur 20 ans, alors qu’ils n’étaient que 44,5 % en 2013. Et 21 % empruntent sur plus de 25 ans. A l’opposé, le nombre de prêts sur 15 ans, diminue (17,5 % de la production de crédits contre 22,2 % en 2013), constate le dernier observatoire Crédit Logement/CSA. «L’allongement de la durée des crédits permet à une forte demande de ménages jeunes ou modestes de réaliser ses projets d’accession à la propriété», explique l’étude de Crédit Logement. Parce que les ménages (en particulier les plus modestes) peuvent aujourd’hui s’endetter davantage et plus longtemps, le montant d’apport personnel continue de diminuer (-8 % au cours des 10 premiers mois de 2015 par rapport à la même période de 2014, après -4,2 % en 2014).

Les Français il est vrai s’endettent toujours dans de bonnes conditions. Certes, les taux des crédits sont revenus à leur niveau de début d’année. En octobre, les particuliers ont emprunté à 2,22 % en moyenne hors assurances, contre 2,19 % en septembre, selon Crédit Logement/CSA. Il s’agit du quatrième mois de hausse. Dans le détail, les emprunteurs achetant un logement neuf ont obtenu un prêt à 2,31 % en moyenne (hors assurance) à et ceux devenant propriétaires d’un bien ancien à 2,24 % en moyenne (hors assurance).

«Depuis juin, les taux des crédits immobiliers ont augmenté de 0,21 %», pointe Michel Mouillart, professeur d’économie à Paris Ouest et auteur de l’étude. Mais la hausse aurait pu être bien plus importante. «Les banques n’ont que partiellement répercuté la hausse des taux de l’OAT à 10 ans (NDLR: emprunt d’État Français sur lequel sr lequel sont indexés les crédits à taux fixes), qui a augmenté de 0,76 % entre avril et juin», ajoute-t-il.

Malgré des conditions de financement toujours avantageuses, le coût relatif des opérations réalisées dans le neuf remonte (+1,8 % au cours des 10 premiers mois par rapport à la même période de 2014). «Il représente 4,62 année de revenus. Il s’agit d’un des plus hauts niveaux que l’Observatoire a eu à connaître depuis le début des années 2000», souligne l’étude. «Les coûts des logements anciens progressent aussi à un rythme soutenu (+2,3 % entre janvier et octobre en glissement annuel)», précise l’Observatoire. Il faut compter en moyenne 4,49 années de revenus pour devenir propriétaire d’un logement ancien (4,39 années en octobre 2014).

Pour autant, le marché des crédits immobiliers est très actif en cette rentrée. Après un été un peu atone (comme tous les ans), le rebond de septembre et d’octobre «est plus marqué que les années précédentes et il faut remonter aux années 2006/2007 pour retrouver une telle vigueur», note l’étude. L’année sera bonne. «La reprise est portée par l’amélioration des conditions de crédit et le rétablissement depuis un an du moral des ménages», décrypte l’étude.

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