Immobilier : la hausse des prix ralentit, Paris flambe

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Le prix des appartements a encore grimpé de 5% ce trimestre dans la capitale, et de 22,5% sur un an. Sur l'ensemble de la France, les prix progressent de 1%

Les prix de l'immobilier donnent des signes de stabilisation. Le prix des biens n'a en moyenne progressé «que» de 1% au deuxième trimestre en France métropolitaine, après 1,8% de hausse au premier trimestre, et 2,3% au quatrième trimestre de 2010, a annoncé l'Insee ce jeudi matin. Sur un an, les prix enregistrent malgré tout une progression de 7,7%.

Ce constat dissimule cependant de fortes disparités, notamment entre l'Ile-de-France et la province. Les prix baissent en moyenne de 0,1% en province, pour la première fois depuis la reprise. Cette baisse des prix est encore plus marquée pour les maisons (-0,3%) que pour les appartements. Les prix parisiens, en revanche, poursuivent leur course folle, malgré de légers signes de ralentissement.

Au deuxième trimestre, le prix d'un appartement dans la capitale a encore augmenté de 5%. Sur un an, la hausse atteint même 22,5%, un niveau record, jamais atteint depuis vingt ans. En moyenne, le prix du mètre carré à Paris s'élevait à la fin juin à 8150 euros le mètre carré. Un niveau que la baisse des taux immobiliers contribue à rendre un peu plus soutenable. Le courtier en ligne meilleurtaux.com remarquait en effet mercredi que le taux d'intérêt moyen pratiqué pour un prêt sur 20 ans avait diminué en septembre pour la première fois après plusieurs mois de hausse, à 4,25% au lieu de 4,30%.

Ralentissement en vue

Le rythme de ces hausses de prix tend par ailleurs à ralentir. Au premier trimestre, les prix avaient grimpé de 6,4%, après 5,2% au dernier trimestre 2010. Surtout, la chambre des notaires de Paris/Ile-de-France note que les promesses de vente signées au cours de l'été laissent entrevoir un ralentissement plus net, qui ne devrait transparaître que dans les chiffres d'octobre.

Si le volume des transactions est par ailleurs désormais revenu à ses niveaux d'avant crise, il devrait diminuer dans les mois à venir, sous l'effet de ces fortes hausses de prix et de la future taxation des plus-values immobilières. La perspective d'un prélèvement de 32,5% poussent en effet les vendeurs potentiels à davantage d'attentisme.

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