Immobilier-La FNAIM entrevoit un marché stable en 2015

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PARIS, 9 décembre (Reuters) - La Fédération nationale de l'immobilier (FNAIM) a dit mardi ne pas attendre de rebond du marché en 2015 en l'absence d'un regain de confiance des acquéreurs et s'inquiète des disparités régionales et de la faible taille des logements vendus. Devant l'état du marché immobilier et plus encore du secteur de la construction, le gouvernement a érigé le logement en priorité mais les mesures annoncées par Manuel Valls à la fin de l'été ne produisent pas encore leurs effets. Et selon les professionnels, l'incertitude qui règne encore sur leur périmètre, comme la possibilité de bénéficier d'exonérations fiscales tout en louant un logement à ses parents ou enfants, ne permet pas au marché de se ressaisir. Les chiffres 2014 rendus publics mardi par la FNAIM, qui sont une estimation, témoignent d'une stabilisation du marché à des niveaux inférieurs à ceux d'avant la crise. Quelque 720.000 ventes de logements existants auront été conclues sur l'année, contre 718.000 en 2013 (+0,3), observe la fédération. La moyenne sur les quatre années précédant la crise des subprimes, de 2004 à 2007, se situait à 820.500. "Mis à part 2008, on était sur des volumes supérieurs à 800.000 transactions annuelles. Donc on se dit qu'il y a 100.000 transactions qui ne se sont pas faites", a souligné Jean-François Buet, président de la FNAIM, lors d'une conférence de presse. "On n'a pas de raison de voir les volumes de transactions augmenter", en 2015, a-t-il ajouté. Les ventes de logements à construire, elles, ont reculé de 6,7% en rythme annuel au troisième trimestre, à 84.220 contre 89.315, avec une tendance qui épouse peu ou prou celle des mises en chantier, toujours à des niveaux historiquement bas. LA FNAIM s'inquiète en outre du fort recul des ventes aux investisseurs - environ 94.300 sur un an à fin septembre contre plus de 107.100 un an auparavant - que le secteur espère voir revenir avec la réforme du dispositif fiscal. S'ils comptent pour environ 11% à 12% du marché, ils sont d'autant plus importants pour les professionnels de l'immobilier que la demande est aujourd'hui soutenue par les primo-accédants, dont les finances conviennent mieux à de petites surfaces, notamment à Paris. "J'ai le sentiment qu'on aura un retour des investisseurs, il y a de nouveau un intérêt pour l'épargne dans la pierre. Avec les prix qui s'ajustent, on commence à retrouver une certaine rentabilité", a dit Jean-Marc Torrollion, président délégué. De fait, les prix de vente de logements existants dans le réseau FNAIM ont encore baissé en 2014, moins toutefois qu'en 2013 (-2,9%), y compris en Ile-de-France (-1,8% contre -2,5%) où certains prédisent pourtant une chute. (Gregory Blachier, édité par Yves Clarisse)


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  • M7147238 le mardi 9 déc 2014 à 16:18

    Il ne va pas nous dire que le marché va encore baisser à moins de vouloir se tirer une balle dans le pied