Immobilier : la demande de logements frémit

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Les acquéreurs sont un peu plus nombreux dans de nombreuses villes selon MeilleursAgents, qui entrevoit désormais un retournement de cycle. En attendant, les prix continuent à baisser presque partout

Le marché immobilier montre des signes d’amélioration. Les Français vivant dans les grandes villes retrouvent un peu d’appétit pour la pierre. «Pour la première fois depuis 2001, nous observons une hausse de la demande dans les grandes villes. Dans les zones rurales, la demande reste très faible, mais elle ne se détériore plus», constate Sébastien de Lafond, président de MeilleursAgents. L’indicateur de «tension immobilière» ITI, développé par le site, qui mesure le rapport entre le nombre d’acheteurs et le nombre de vendeurs, augmente très légèrement. Idéalement, il devrait être de 2 acheteurs pour 1 vendeur, ce qu’aucune ville française n’affiche aujourd’hui. Cependant, l’indicateur laisse voir une «augmentation rapide» dans de nombreuses villes. Concrètement, à Paris, MeilleursAgents recense, 1,3 acquéreurs pour un bien (+0,3 depuis janvier), 1,4 à Lyon (+0,3), 1,1 à Montpellier (+0,3), 1,2 à Bordeaux (+0,2) et surtout 1,7 à Nantes (+0,7). L’augmentation rapide du nombre d’acquéreurs explique, selon le réseau d’agences, la hausse marquée des prix constatée dans la ville depuis janvier (+2,9 %).

Cette tendance pourrait gagner d’autres villes. L’amélioration de la demande laisse entrevoir «un retournement de cycle» et donc la fin de la baisse des prix, estime MeilleursAgents. Mais, cela pourrait prendre du temps. «Compte tenu de l’hétérogénéité du marché, le changement de cycle peut s’étaler sur plusieurs mois», entre 12 et 18 mois en fonction des zones. Ce changement de tendance «reste soumis aux aléas économiques ainsi qu’aux décisions politiques qui peuvent à tout moment contrarier une reprise encore très fragile», avance Sébastien de Lafond.

En attendant, les prix continuent de baisser dans la majorité des grandes villes, comme Marseille (-1,9 % depuis janvier), Nice (-1,2 %), Strasbourg (-1,5 %), Lille (-1 %), Lyon (-1,1 %) et Paris (-1,4 %). Seules Bordeaux (+0,9 %) et Toulouse (+0,7 %) font exception. MeilleursAgents prévoit des baisses comprises entre 0 et 5 % sur l’ensemble du pays cette année. A Paris, où seuls 34 % des parisiens sont propriétaires, les prix devraient reculer de 3 % cette année. En septembre, le prix moyen au m2 est tombé à 7.748 euros le m2. Cette tendance pourrait se poursuivre pendant encore un certain temps. «L’encadrement des loyers aura des conséquences sur les prix du marché immobilier», prévoit Sébastien de Lafond, qui s’attend à une baisse prolongée des prix. Compte tenu de la baisse de la rentabilité locative (4,1 % brut selon MeilleursAgents), les investisseurs, très nombreux dans la capitale, pourraient continuer à déserter ce marché.

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