Immobilier : la baisse s'est poursuivie en 2015 à Paris, tendance contrastée en régions

le , mis à jour à 16:21
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En 2015, les prix de l'immobilier parisien ont baissé de 1,9% selon MeilleursAgents.
En 2015, les prix de l'immobilier parisien ont baissé de 1,9% selon MeilleursAgents.

Les prix de l’immobilier parisien ont terminé l’année en légère contraction, tirés à la baisse par les petites surfaces. Sur l’ensemble de l’année 2015, les prix parisiens auraient perdu 1,9% selon le dernier baromètre MeilleursAgents. En province, les performances sont contrastées.

La lente tendance baissière des prix de l’immobilier parisien n’aura pas été remise en cause en 2015. Selon MeilleursAgents, les prix à Paris auraient baissé de 1,9% l’an passé. Depuis son pic atteint à la mi-2011, l’indice des prix de l'immobilier parisien, calculé par la même source, a reculé de 10%.

Le foncier parisien n’a donc pas profité de la légère embellie économique observée en 2015. La France a connu l’an dernier une croissance de l’ordre de 1% (le chiffre définitif est encore attendu), qui s’explique par la conjoncture économique favorable de la zone euro : taux bas, pétrole bas et baisse de l’euro face au dollar, favorisant la compétitivité des produits européens.

Hors de Paris, la tendance est plus contrastée. Dans le reste de l’Île-de-France, les prix de l’immobilier se sont stabilisés en 2015 après une année de baisse en 2014. Dans les grandes villes de province, la tendance est plus difficile à saisir : la baisse a globalement dominé cette année, mais ce mouvement semble s'être arrêté en fin d’année.

Paris : une fin d’année marquée par la baisse des prix

Au sein de la capitale, le mouvement baissier s’est accéléré en fin d’année 2015. « À Paris, les prix ont baissé en moyenne de -0,4% en décembre dernier (-0,9% en deux mois) », note MeilleursAgents.

Cette baisse de fin d’année s’est concentrée sur les petites surfaces, contrairement aux dernières années où la tendance baissière concernait plutôt les grandes surfaces. « Les prix des petites surfaces (studios et deux-pièces) parisiennes baissent sensiblement (-0,8% en décembre, -1,9% en deux mois) souffrant de l’impact de l’encadrement des loyers », explique MeilleursAgents.

Parallèlement, « à Paris intra-muros, les prix des appartements familiaux (3 pièces et plus) augmentent de +0,2% en décembre. Cette hausse traduit le raffermissement progressif mais très mesuré de la demande que nous constatons depuis plusieurs mois. La stabilisation des taux d’intérêt et l’érosion de la baisse des prix ont très certainement incité nombre de ménages à penser que le bon moment était venu pour eux de passer à l’action », explique Sébastien de Lafond, président de MeilleursAgents.

En Île-de-France, hors Paris, les prix ont stoppé leur tendance baissière cette année, avec des évolutions annuelles comprises entre -0,7% (Val d’Oise – 95) et +1% (Hauts-de-Seine – 92). Les derniers mois de l’année ont été marqués par la stabilité quasi-totale des prix.

Province : le cas par cas s’impose

En régions, les prix de l’immobilier ont globalement poursuivi leur baisse au cours de l’année 2015 dans la plupart des grandes villes françaises. Les contrastes sont néanmoins importants d’une ville à l’autre, toujours selon MeilleursAgents.

Parmi les baisses notables se trouve Lille, où les prix de l’immobilier ont perdu 3,7% au cours de l’année 2015, dont une baisse notable de -0,8% pour le seul mois de décembre. « Les investisseurs lillois semblent anticiper l’encadrement des loyers souhaité par les élus », explique MeilleursAgents. De manière plus modérée, les prix à Lyon et Marseille se sont respectivement contractés de 1,4% et 1,7% l’an passé.

Les prix à Strasbourg ont quant à eux baissé de 1,9% en 2015, et de 1,3% à Nice.

Seule Nantes a enregistré l’an passé une véritable hausse des prix de son immobilier (+3,2%).

La hausse des prix à Montpellier (+0,5%) et à Bordeaux (+0,8%), ainsi que la baisse des prix à Toulouse (-0,5%) sont moins significatives. Sous les 1% de variation des prix en rythme annuel, on peut dire que les prix sont globalement restés stables cette année.

Xavier Bargue (redaction@boursorama.fr)

Le prix au mètre carré en région parisienne, arrondissement par arrondissement, ainsi que dans toute la France, peut être consulté sur le site Boursorama.

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  • cidem le jeudi 14 jan 2016 à 09:48

    Ce sont les aides et des taux artificiellement bas qui maintiennent les prix à ces niveaux artificiellement élevé.

  • cidem le jeudi 14 jan 2016 à 09:46

    gglafont, les prix sont surévalué car sans les aides de l'état (PTZ, Scellier, Pinel TVA reduite etc...) les prix s'effondreraient. Les prix sont surévalués, car les prix baissent depuis 2011, malgrès les mesures de soutien ET DES TAUX EN BAISSE HISTORIQUE. Faite sautez les aides, et dites à la BCE d'arrêter sont QE et vous verrez si les prix sont aux niveaux des revenus des ménages.

  • gglafont le jeudi 14 jan 2016 à 09:10

    S'endetter à taux 0 il faut etre idiot pour ne pas le faire. Par rapport à quoi les prix sont ils surévalués !!! Il est temps d'arreter ce mythe développé par le PS.

  • gglafont le jeudi 14 jan 2016 à 09:07

    Non NYU8978 personne n'est insensible au prix mais d'ou tu sors des idées pareilles ! Du prix il faut déduire la commission d'agence (3-5%), les impots sur les PV avec ce qu'il reste et le couts d'achat de 8% chez le notaire aucun moyen d'acheter la même surface.

  • NYU78978 le mercredi 13 jan 2016 à 16:14

    Pour ce qui est de solvabiliser les primo-accédants par les PTZ, je suis sceptique, car c'est encourager les ménages modestes à s'endetter pour acheter des biens surévalués.

  • NYU78978 le mercredi 13 jan 2016 à 16:12

    En fat, c'est un peu comme à l'époque de la bulle internet, où les cours des dot.com atteignaient des sommets. Les boites fusionnaient à coups de milliards, mais le plus souvent, il n'y avait que peu de cash décaissé, mais seulement des échanges d'action. Les vrais perdants dans l'éclatement de la bulle ont été les entreprises qui en ont racheté d'autres en déboursant du vrai argent (par ex FT avec Orange).

  • sibile le mercredi 13 jan 2016 à 15:30

    c'est bien pour solvabiliser les primo accédants que le PTZ a été créé ; quand il a été supprimé, les primo accédants ont été exclus du marché ; la baisse modérée des prix qui a suivi n'a profité qu'aux acheteurs/vendeurs qui ont pu acheter à meilleur prix ; mais comme ils vendaient à moindre prix aussi, l'opération a été quasi nulle pour eux

  • sibile le mercredi 13 jan 2016 à 15:24

    effectivement on peut aussi supprimer les APL ; les pauvres n'auront qu'à aller coucher sous les ponts

  • NYU78978 le mercredi 13 jan 2016 à 15:19

    Il y a longtemps que les prix de l'immobilier devraient s'orienter à la baisse, bien davantage.Ce qui bloque : le fait que le "marché" n'existe pas vraiment ; il s'agit d'un troc déguisé dont les primo-accédants ont été largement évacués ; en pratique, les propriétaires vendent un bien pour en acheter un autre, et sont insensibles au prix. Pour la mince frange de primo-accédants, le niveau des prix parisien est la résultante de l'inégalité croissante, et d'une solvabilisation par le QE.

  • gglafont le mercredi 13 jan 2016 à 14:59

    Au lieu de se battre pour appauvrir les propriétaire il faut se battre pour augmenter le pouvoir d'achat de tous ceux qui travaillent.=> Baisse des charges sociales, diminution du nombre de fonctionnaires.