Immobilier : hausse modérée des prix à Paris en avril

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Petite embellie sur l'immobilier parisien en avril, mais "une hirondelle ne fait pas le printemps" selon MeilleursAgents.
Petite embellie sur l'immobilier parisien en avril, mais "une hirondelle ne fait pas le printemps" selon MeilleursAgents.

Comme chaque mois, le réseau MeilleursAgents publie son baromètre d’évolution des prix immobiliers à Paris et dans sa périphérie. Après un premier trimestre de baisse, les prix auraient légèrement augmenté le mois dernier par rapport au mois précédent.

Au cours du mois d’avril 2015, le réseau MeilleursAgents a observé une hausse sensible des prix de l’immobilier parisien : +0,2% en moyenne. Pour rappel, les mois précédents, la même source estimait que les prix avaient baissé de -0,4% en mars, -0,8% en février, et augmenté de +0,3% en janvier.

« Cette légère hausse ne change pas la tendance de fond du marché qui restera durablement orienté à la baisse », commentait néanmoins Sébastien de Lafond, Président et cofondateur de MeilleursAgents. Depuis la mi-2011, la tendance est en effet à la décrue très lente des prix de l’immobilier parisien.

Evolutions très modérées en périphérie parisienne

Dans le détail, Sébastien de Lafond, Président et cofondateur de MeilleursAgents, remarque que l’évolution des prix à Paris a été tirée à la hausse par les plus petites surfaces (studios et 2 pièces), dont les prix au mètre carré ont augmenté de 1% en moyenne le mois dernier.

En périphérie, « les prix de la Petite Couronne n’ont pas bougé en moyenne, sauf une légère baisse de -0,2% dans les Hauts-de-Seine [92] et une hausse conjoncturelle en Seine-St-Denis [93] (+0,3%). La Grande Couronne a vu ses prix légèrement augmenter (+0,1%) ».

Malgré cette hausse de court terme, le Président de MeilleursAgents reste prudent : « En banlieue comme à Paris, une hirondelle ne fait pas le printemps, la tendance à la baisse persistera encore de longs mois ».

Retour de la demande

Bien que cette hausse soit donc faible et ne rattrape pas la baisse du mois de mars, MeilleursAgents souligne tout de même quelques signes encourageants.

« L’Indicateur de Tension Immobilière (ITI) remonte à 1,2 acheteur en recherche active pour 1 vendeur », relève l’établissement. Il s’agit ainsi de la « première hausse depuis 4 ans » de cet indicateur. « Pas de quoi révolutionner le marché ! » estime pour autant Sébastien de Lafond, qui tempère ses propos : « il se passe néanmoins quelque chose. La psychologie des acheteurs est en train d’évoluer vers plus d’envie et moins de frilosité ».

Expliquant éventuellement ce regain de demande, le réseau d’agences souligne que « les taux d’intérêt continuent de baisser et font progresser le pouvoir d’achat immobilier : +2,8% à Paris depuis le 1er janvier ».

On notera que l’Indicateur de tension immobilière reste pour autant à un niveau faible. MeilleursAgents estime qu’en-dessous de deux acheteurs pour un vendeur, les prix de l’immobilier restent plutôt tirés à la baisse à long terme. Au demeurant, « nous ne mesurons pas de reprise de l’activité, celle-ci reste limitée et les volumes de transactions assez bas », relève l’établissement.

Acheter ou louer ? La question peut se poser

« Les niveaux des prix, des loyers et des taux rendent progressivement l’achat plus attractif pour ceux qui peuvent emprunter même si le choix entre achat et location n’est pas évident », relève par ailleurs MeilleursAgents. Ainsi, avec la baisse de début d’année, « de plus en plus de ménages et en particulier d’éventuels primo-accédants ressortent leur calculette et bâtissent de nouvelles simulations ».

Sébastien de Lafond remarque ainsi : « Prenons l’exemple d’un couple à la recherche d’un 2 pièces de 38m² dans Paris. Un tel bien se loue aujourd’hui environ 1.100€ par mois et se négocie à l’achat 300.000€. Seul un apport conséquent de 85.000€ (incluant les droits de mutation) permettrait, avec un crédit de 235.000€ sur 25 ans à un taux de 2,2%, de s’acquitter de mensualités équivalentes au loyer. A condition de disposer d’un solide financement, les mérites de l’achat comparé à la location peuvent à nouveau être envisagés sans reposer sur d’hypothétiques plus-values futures ».

X. Bargue

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  • M8404021 le mardi 5 mai 2015 à 13:43

    MAis on peut très bien acheter un 38 m2 sur 25 ans et le revendre avec plus value au bout de 5 ans. C'est ce que tous mes amis ont fait: ils ont essayé de vendre avec PL, ce fut l'echec, maintenant ils louent leur appart et paye un loyer ailleurs en attendant que ça remonte... Et encore ça c'est pour ceux qui n'ont pas pris le pret relais...

  • idem12 le mardi 5 mai 2015 à 08:33

    @oudeboye : par snobisme j'imagine...

  • domsko le lundi 4 mai 2015 à 18:57

    Demande de renégociation de prêt oui mais peu d'achat ferme ou construction neuve.

  • cyrilbe9 le lundi 4 mai 2015 à 17:20

    A condition de disposer d’un solide financement, les mérites de l’achat comparé à la location peuvent à nouveau être envisagés sans reposer sur d’hypothétiques plus-values futures ».la messe est dite , on voit bien que le marché est au plus haut !!!!retour de la demande n'est pas synonyme de retour a l'achat ! une demande oui , beaucoup voudrait acheter ; mais au prix actuel , non !!

  • oudeboye le lundi 4 mai 2015 à 16:53

    un 38m2 pour un couple hahahaha la bonne blague, pkoi s'embeter sur paris alors que la proche périphérique est bien moins chère

  • pascalcs le lundi 4 mai 2015 à 16:48

    Évidemment pas un mot sur les volumes. Par ailleurs, emprunter sur 25 ans pour acheter un 38 m2, il faut vraiment pas être net dans sa tête...

  • cidem le lundi 4 mai 2015 à 16:22

    En fait, vous n'en savez rien