Immobilier: hausse des prix jusqu'en 2015

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D'après une étude du cabinet Xerfi, l'écart se creuse entre les zones urbaines attractives, et la province.

Il ne faut a priori pas s'attendre à une accalmie immédiate sur le front des prix de l'immobilier. Dans sa dernière étude, le cabinet Xerfi estime que le prix des logements va continuer à augmenter jusqu'en 2015,même si le rythme sera probablement plus faible qu'en 2010.

L'auteur de la note Vincent Desruelles, explique que la reprise du marché amorcée en 2010, avec une forte hausse des transactions, va se poursuivre cette année, même si le marché ne connaitra pas les mêmes conditions. Selon lui l'année 2010 a été marquée par l'engouement des investisseurs déçus par la Bourse, mais surtout par des taux historiquement bas qui ont resolvabilisé beaucoup d'acheteurs. «La baisse des taux qui avait artificiellemet dopé le marché en 2010 ne va pas se poursuivre en 2011 et 2012», prévient Vincent Desruelles, qui affirme néanmoins que le relèvement des taux «ne sera pas suffisamment fort pour être handicapant». Il estime ainsi que les taux à long terme pourraient se stabiliser autour de 5,20% en 2015. Il souligne ainsi que les conditions de financement resteront favorables - au moins en 2011 - soutenant les transactions et les prix.

L'étude met aussi en avant les facteurs sociodémographiques: augmentation et vieillissement de la population, célibat, divorces... qui sont autant de phénomènes accentuant la demande de logements. Xerfi évalue ainsi la demande potentielle supplémentaire à près de 380.000, maintenant la situation de pénurie et donc les tensions sur le marché.

«Mais sauf événement externe (nouvelle réglementation fiscale sur les plus values, éclatement de la zone euro), c'est l'hypothèse des prix élevés qui l'emportera avec, toutefois, des divergences encore marquées selon les régions», explique Vincent Desruelles. Car si toute nouvelle flambée générale des prix semble exclue du fait de la déconnexion entre le niveau de prix et les revenus des ménages, 2010 a mis en lumière la dualité du marché français. L'écart s'est ainsi creusé entre un marché des villes très attractif et un marché provincial plus atone. Paris, l'Ile-de-France, les grandes villes de province et les littoraux devraient voir leurs prix grimper encore cette année, de 3,4% en moyenne. Les notaires prévoient même des hausses de 10% dans les grandes villes. Dans les zones rurales et les régions plus affectées par la crise économique en revanche les prix devraient stagner.

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