Immobilier : et si vous chauffiez grâce aux eaux usées ?

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La pratique se généralise en France. Elle est devenue une valeur sûre de l’énergie verte. Toutes les constructions sont concernées, du public au privé, et du bureau au logement.

Le phénomène n’est pas nouveau. Mais il se généralise et prend de plus en plus d’ampleur: l’utilisation des eaux usées afin de chauffer un bâtiment de façon optimale. En France, la pratique concerne toutes sortes de bâtiments: logements sociaux, immeubles de bureaux... Il y a quelques semaines, Le Figaro Immobilier vous expliquait une technique 100% française: la société Biofluides Environnement, qui a créé une technologie française peut permettre de diviser par deux le coût de l’eau chaude en récupérant la chaleur des eaux usées.

Les entreprises ont bien compris qu’il y avait là un joli gisement encore trop peu exploité. Le français Veolia a annoncé hier avoir remporté un appel d’offres (un contrat qui s’élève à 42 millions d’euros) pour construire une nouvelle usine de traitement des eaux usées de la ville suédoise de Boras, peut-on lire dans Les Échos. Ladite ville s’est fixé un objectif: atteindre le 0 % d’énergies fossiles. Pour ce faire, elle compte utiliser un panel de techniques vertes: valoriser les déchets, réduire les gaz à effet de serre, recyclage à outrance...

«L’usine de traitement doit aboutir à des boues susceptibles de produire le plus d’énergie possible via la centrale biogaz avoisinante», a indiqué Veolia dans un communiqué.

Savoir capter la chaleur des eaux usées

Pour recueillir toute la chaleur produite par les eaux usées, les deux géants français de l’énergie Veolia et Suez ont mis au point un système qui permet aux communes de récupérer la chaleur dans les égoûts et de chauffer ainsi l’eau sanitaire ou l’air d’un bâtiment. Les Échos précisent qu’Energido (qui appartient à Veolia) a signé cinq contrats en novembre, pendant que Degrés Bleus (Suez) s’est déjà imposé sur une quinzaine d’installations dans 11 villes françaises.

Quels sont les bâtiments concernés? On compte des piscines, Hôtels de ville, écoles... jusqu’à l’Élysée, qui réduit de 60% sa consommation d’énergie fossiles grâce à ce système qui capte la chaleur de l’eau des égoûts. Si les grands groupes se chargent des collectivités locales, ce sont les jeunes pousses du web qui s’intéressent aux clients privés et aux bailleurs sociaux, en proposant des «microsystèmes», installés dans une cave d’immeuble.

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