Immobilier : en Chine, les prix ont bondi de 10% en un mois

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Après des années de flambée fiévreuse des prix, le marché immobilier chinois a connu le marasme ces deux dernières années. Mais les ventes se sont ressaisies depuis fin 2015, à la faveur de plusieurs coups de pouce.

La hausse n’en finit plus. Les prix de l’immobilier neuf dans les principales grandes villes chinoises ont grimpé de quelque 10% sur un an en mai, leur plus forte hausse depuis deux ans, selon une étude publiée mercredi, les achats restant dopés par une envolée du crédit bon marché. Le prix moyen d’un logement neuf dans les 100 plus importantes villes du pays a bondi de 10,34% sur un an le mois dernier, selon une étude indépendante du cabinet China Index Academy (CIA). Ce prix atteint désormais 11.662 yuans (1.590 euros) par mètre carré.

En glissement mensuel, la progression est de 1,7%, marquant une nette accélération après une hausse de 1,45% en avril, ajoute le CIA, rattaché au site internet immobilier Soufun. La reprise est particulièrement forte dans des villes moyennes du centre-est comme Xiamen (+5,85% sur un mois), Hefei ou Nankin, mais également sensible dans les mégalopoles de Shanghai (+1,90%) et Pékin (+1,76%). Dans la capitale, le prix moyen ressortait à 36.810 yuans le m2 (5.020 euros).

Après des années de flambée fiévreuse des prix, le marché immobilier chinois - pilier de la croissance dans la deuxième économie mondiale - a connu le marasme ces deux dernières années. Mais les ventes immobilières se sont ressaisies depuis fin 2015, à la faveur de coups de pouce réglementaires de Pékin, soucieux de soutenir ce secteur crucial pour le PIB du pays et d’écouler l’offre surabondante d’appartements vides.

Forte réduction des taxes liées aux achats immobiliers

Début février, la banque centrale chinoise a ainsi abaissé nettement le niveau de l’apport exigé pour obtenir un prêt immobilier en vue de l’achat d’un premier logement dans les villes n’ayant pas adopté de restrictions particulières. Ce dépôt minimal a été ramené à 20%, contre 25% auparavant. Pékin a dans le même temps dévoilé une forte réduction des taxes sur les achats immobiliers dans la plupart des villes, et adopté des mesures incitatives pour encourager les travailleurs migrants à acheter des logements là où ils résident.

Enfin, le rebond des ventes immobilières et des prix doit beaucoup à l’envolée des prêts bancaires et de l’endettement sur les premiers mois de 2016, suite à des assouplissements répétés de la banque centrale destinés à amoindrir le coût du crédit. Selon le Bureau national des statistiques (BNS), les investissements dans l’immobilier durant les quatre premiers mois de 2016 ont gonflé de 7,2% sur un an, tandis que la surface en construction sur la même période s’affichait en hausse de presque 6%.

La reprise de l’immobilier et de la construction - qui à eux deux représentent environ un cinquième du PIB chinois selon certaines estimations - a contribué au sursaut de l’économie chinoise en mars. Certains analystes avaient évoqué un «retour aux vieilles recettes» de croissance, à rebours de la restructuration du modèle économique national vantée par Pékin.

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