Immobilier : emprunter sans attendre

le
3

La légère remontée des taux de crédit pourrait inciter les particuliers qui avaient différé leurs achats à concrétiser leurs projets.

Le crédit à bon marché a dopé le pouvoir d’achat des particuliers ces dernières années. Selon Crédit Logement, la baisse des taux des prêts depuis dix-huit mois équivaut à un recul des prix de 10 % pour les acquéreurs.

Mois après mois, ils pouvaient rêver mécaniquement d’acheter un appartement ou une maison un peu plus grands, un peu mieux placés par le simple effet de la baisse des taux. Et certains pouvaient donc être tentés d’attendre pour acheter. Attendre que les taux d’intérêt des crédits baissent encore un peu. Attendre que les prix des logements s’effritent un peu plus. Une spirale qui semble toucher à sa fin. La remontée des taux des prêts immobiliers dans certaines banques, aussi légère soit-elle, est un signe. Celui que l’essentiel des gains de pouvoir d’achat dus aux taux de crédit est derrière nous. Aussi, paradoxalement, ces crédits un peu plus chers pourraient inciter dans un premier temps de nombreux particuliers à passer à l’acte et à accélérer leurs achats. C’est la thèse des notaires. «Cela pourrait avoir une incidence sur les prix et freiner le mouvement de baisse à Paris», expliquait lors de la dernière conférence de presse des notaires Me Thierry Delesalle.

Pas d’inquiétude pour l’instant

Pour l’instant, les professionnels de l’immobilier ne sont pas inquiets de la remontée des taux. «Tant que la hausse reste contenue à 0,1 ou 0,2 point comme c’est le cas actuellement, il ne devrait pas y avoir d’impact sur le marché immobilier», estime Laurent Vimont, le président de Century 21. Il estime que c’est lorsqu’on atteindra 2,5 % sur 20 ans que le marché pourrait accuser le coup. Si les taux d’intérêt se tendent nettement, certains acheteurs, les primo-accédants surtout, pourraient alors être contraints de différer leurs acquisitions. «Un seul point de remontée des taux de crédit équivaut à une baisse de pouvoir d’achat de 10 %. Si cela a lieu dans un marché fluide, avec un bon équilibre entre l’offre et la demande, des banques raisonnables sur leurs exigences et des droits de mutation abordables, la remontée n’a que peu d’effet», explique de son côté Bernard Cadeau, le président d’Orpi. Mais il prévient qu’elle peut être lourde de conséquences dans un marché crispé.

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M1312912 le mercredi 3 juin 2015 à 10:26

    N'en déplaise aux journaleux, il n'y a pas de bulle immobilière en france. Elle ne risque donc pas d'éclater. Dans la plupart des régions l'offre est inférieure à la demande. Les prix dans l'immobilier NEUF sont le fait des normes de constructions qui ne cessent d'augmenter et font donc monter les couts de construction. Le prix des terrains est exponentiels car ils sont rares. Désolé mais l'immobilier ne baissera pas. Au pire, les promoteurs arrêteront de construire en attendant des jours meill

  • remimar3 le mardi 2 juin 2015 à 23:51

    Si les taux remontent le prix de l'immobilier baissera. De 2000 à maintenant les taux ont baissé mais le prix de l'immobilier a tellement augmenté que le pouvoir d'achat immobilier actuel d'un emprunt est bien inférieur à ce qu'il était 15 ans plus tôt. Espérons que les prix baisseront suffisamment pour redonner du pouvoir d'achat. Que ceux qui veulent à tout prix acheter maintenant prient pour que l'inflation revienne afin d'effacer progressivement leur dette (si les salaires suivent).

  • wtc2001 le mardi 2 juin 2015 à 22:25

    Ou comment continuer la bulle immobilière qui devra bien un jour éclater...