Immobilier : des vendeurs trop exigeants

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Selon le baromètre du réseau immobilier Orpi, chiffres à l'appui, l'écart entre le prix souhaité par le vendeur et le prix définitif ne cesse d'augmenter. Tout comme les délais de vente.

À en croire Bernard Cadeau, président du réseau immobilier Orpi, nous sommes entrés dans l'ère de «l'immobilier paradoxal». Un paradoxe qui tient au déséquilibre accru entre l'offre et la demande aussi bien pour les volumes que le type de biens proposés, tandis que les prix, eux, n'évoluent que très lentement.

Alors que le pouvoir d'achat des acheteurs est de plus en plus contraint, bon nombre de vendeurs «sont dans le rêve et ne se montrent pas très pragmatiques», selon Bernard Cadeau. Une perception qui s'appuie sur des chiffres recensés par les agences Orpi. L'an dernier en moyenne, un vendeur de maison souhaitait tirer 265.000 euros de la transaction, l'agent affichait le bien à 253.000 euros et il partait finalement à 247.000 euros (-6,8%). Cette année, le vendeur part de plus haut à 272.000 euros pour arriver plus bas à 245.000 euros (-10%).

Même chose pour les appartements où l'écart se creuse, à des niveaux moindres toutefois. L'an passé, le prix souhaité était en moyenne de 201.000 euros, l'affichage avait lieu à 192.000 et la vente à 188.000 (-6,5%), alors que cette année les vendeurs espèrent récolter 212.000 euros, l'annonce indique en moyenne 205.000 euros et la vente se conclut finalement à 197.000 euros (-7,1%).

Le délai de vente moyen à bondi à 92 jours

Par ailleurs, les statistiques du réseau de 1300 agences montrent que l'offre de maison devient de plus en plus excédentaire (59% de l'offre contre 50% de la demande), tandis que la demande d'appartement n'est pas satisfaite (50% de la demande, 41% de l'offre). Même si les Français rêvent dans leur majorité d'une grande maison, les contraintes financières font qu'ils recherchent surtout d'assez petites maisons (4 pièces) ou des appartements de taille moyenne (3 et 4 pièces).

Résultat de ces disparités grandissantes, les ventes ont fondu de 15% dans le réseau et les prix n'ont baissé que très modérément de 1,39% pour s'établir à 2843 euros le mètre carré en moyenne nationale. Mais surtout le délai de vente moyen à bondi à 92 jours au premier semestre 2012 contre 70 jours l'an passé, soit une progression de 22 jours et 30%. «Nous ne tarderons pas à crever le plafond des 100 jours», estime Bernard Cadeau selon lequel «le marché du logement n'est pas loin du point de rupture». Pour sortir du brouillard et du flou qu'évoquent bon nombre d'acheteurs potentiels, il appelle de ses v½ux une clarification rapide de la donne politique et fiscale du logement.

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  • ben4you le mercredi 19 sept 2012 à 11:44

    Les prix sont exorbitants en France, personnellement j'envisage d'acheter à l'étranger

  • khmane08 le mercredi 19 sept 2012 à 11:00

    ceux qui sont en haut de cette pyramide ne veulent pas voir baisser la valeur de leurs biens immobiliers donc le Ponzi met du temps à s'écrouler, ce sera mûr quand le taux de défaillances des remboursements de crédits immobiliers sera plus haut.

  • grimalda le mercredi 19 sept 2012 à 10:01

    Je ne vois pas le rapport avec la clarification fiscale. Ce sont plutôt les professionnels du secteur (y compris la FNAIM et les notaires) qui tiennent depuis des années des discours tenant plus de la méthode Coué et du « tout va bien », que d’une vraie analyse du marché et de la valeur des biens. Un rapport avec la rémuneration au % ?

  • supersum le mercredi 19 sept 2012 à 09:44

    Vrai et faux. Certains veulent un prix et ils ne regardent pas le marché et leur bien ne se vende pas au bout de 3 ans, d'autre connaissent le marché, je viens d'estimer un bien que je vais vendre c'est pile poil l'estimation de l'agent. De toute façon les biens sur-évalués ne se vendent pas et les biens correctement évalués sont sous évalués par l'acheteur qui tente de faire baisser le prix, le tout est de ne pas céder et de ne pas avoir de crédit relais ou ce genre de chose sur le dos

  • mfouche2 le mardi 18 sept 2012 à 18:37

    Sans les fautes de frappe :Ils vont bientôt passer leur exigence par pertes et profits. même les biens de qualité voire l'mmobilier de luxe dont les prix étaient faits par les acheteurs étrangers ( Paris et Côte d'Azur essentiellement sur ce créneau ) vont plonger, car des acheteurs étrangers il n'y en a plus .La taxation des plus values qui leur sera applicable dorénavant étant dvenue dissuasve ( + de 34% pour les résidents CE ) voire confiscatoire pour les résidents hors CE ,( presque 50% )

  • mfouche2 le mardi 18 sept 2012 à 18:34

    Ils vont bientôt passer leur exigence par pertes et profits.même les biens de qualité voire l'mmobilier de luxe dont les prix étaient faits par les acheteurs étrangers ( Paris et Côte d'Azur essentiellement suur ce créneau ) vont plnger, car des acheteurs étranges il n'y en a plus .La taxation des plus values qui leur sera appicable dorénavant étant dvenue dissuasve ( + de 34% pour les résidents CE ) voire confiscatoire pour les résidents hors CE , presque 50% )

  • M5661885 le mardi 18 sept 2012 à 18:24

    Les chiffres avancés par ORPI ci-dessus sont faciles à comprendre: 250 000 euros, c'est à peu près le prix maximum qu'un couple à 2 salaires de 1500 € x2 et sans gros apport personnel peut financer par un prêt bancaire. Pour vendre plus cher, il faut trouver un acheteur doté d'un apport personnel, et par les temps qui courent, ces acheteurs là soit ont du mal à vendre leur propre bien, soit reportent leurs ventes à cause des taxations de plus-values qui ont explosé depuis le 1er février 2012.

  • titi18 le mardi 18 sept 2012 à 18:20

    Je ne crois que l immobilier est intéressant d investir pour la location. Pour ma part la bourse est plus rentable.En revanche achete pour soi même un bien de qualité, les biens sont rares , les terrains sont également rares. Il est évident qu on n à pas d autres choix que de mettre sur la table un gros budget, les biens à 250 000 euros sont à peine habitable en région parisienne souvent dans quartiers pourris et une délinquance omniprésente

  • M9810937 le mardi 18 sept 2012 à 18:07

    les vendeurs ont raison d'attendre... tant qu'il n'y a pas d'autre endroit pour mettre son argent ! Si la bourse s'envole ou si il y a des avantages fiscaux à mobiliser son argent...il y aura des gains rapides d'un côté et de l'autre des pertes rapides....

  • frk987 le mardi 18 sept 2012 à 17:53

    Soyez réalistes, la bulle immobilière va exploser, des logements de m.. des années 60 c'est -30% par rapport aux prix affichés. Et puis pour les vendeurs : payer les charges et les impôts sur un logement libre, où est le benef aprés 2 ans de vente infructueuse.