Immobilier : de moins en moins d'acheteurs

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Les Français sont 28 % aujourd'hui contre 33 % en septembre 2011 à envisager une acquisition.

La crise dissuade peu à peu les Français d'investir dans la pierre. Ils sont de moins en moins nombreux à envisager un projet immobilier: 28% aujourd'hui, contre 33% en septembre 2011, selon le troisième baromètre Explorimmo-Ifop. Pour 71% d'entre eux, le contexte de marché est aujourd'hui défavorable, surtout en raison du contexte économique. Ils n'étaient que 66% à émettre la même opinion un an plus tôt.

Près des trois quarts (74%) des quelque mille personnes interrogées par cette étude début octobre ne font pas confiance aux mesures annoncées par le gouvernement pour améliorer la situation sur le marché du logement. Ceux qui ont toujours envie d'acheter le feront surtout (61%) pour changer de résidence principale, plus rarement (16%) pour louer le bien.

La crise renforce encore un peu plus le statut de valeur refuge de l'immobilier, qui est associé à une volonté de se mettre à l'abri, de constituer un patrimoine à transmettre (pour 40% des sondés, contre 34% en 2011) et de sécuriser sa retraite (27%). Seuls 7% des sondés y voient un moyen de s'assurer un revenu complémentaire. En revanche, malgré la crise, le budget que les candidats acquéreurs prévoient de consacrer à leur opération est de plus en plus important: 213.000 euros en moyenne aujourd'hui, soit 5% de plus qu'en septembre 2011 (203.000 euros). L'apport personnel en représente plus du tiers (36%, soit 93.000 euros). Seuls 15% des Français désireux d'acheter ne possèdent aucun apport.

Pour ceux qui écartent l'idée de devenir propriétaire, le principal problème est le manque de moyens financiers, invoqué par 49% d'entre eux. Une importante rentrée d'argent suffirait, toujours pour la moitié d'entre eux, à les faire changer d'avis. Loin devant une baisse des prix de l'immobilier, qui ne motiverait, elle, que 9% du total.

Ce qu'ils attendent du gouvernement? L'implication de l'État dans la construction de nombreux logements privés pour faire baisser les prix. C'est la première mesure évoquée par 32% des locataires, loin devant la construction de logements sociaux (20%) ou l'assouplissement des conditions d'accès au logement social.

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  • titi18 le lundi 26 nov 2012 à 14:44

    La demande est toujours présente. Je ne crois pas que les vendeurs soient vraiment près à baisser leur prix en dessous de leur prix de revient sauf si les prix des équipements, des terrains, de la main d'oeuvre, des taxes diverses sur la construction baissent pour pouvoir se reloger sans avoir à payer plus que la vente de son bien initial.

  • loco93 le lundi 12 nov 2012 à 17:55

    Et tant pis pour ceux qui ont acheté "trop cher" du moins à tout prix de l'immo pour leur investissement locatif. Pour rappel un investissement ne signifie pas gagner à coup sur, il faut savoir en mesurer les risques et accepter de tout perdre si on a pas su adopter un bon esprit clairvoyant!

  • loco93 le lundi 12 nov 2012 à 17:51

    Autant la population n'a pas un budget illimité pour le jeter dans une location, elle n'a pas non plus les moyens pour dilapider toutes ses économies dans l'accés à la propriété où les prix sont en surchauffes! Il va rester quoi au ménage sinon pour consommer made in france hein? déja de plus en plus demandeur de produit low cost, tellement les charges liées à la vie courante ne cessent d'augmenter! Il faut que les prix de l'immo se régulent, point barre!

  • dotcom1 le lundi 12 nov 2012 à 17:23

    Vu que le délais d'exonération de PV est passé à 30 ans et que les loyers sont plafonnés, même les plus prévoyants ne peuvent envisager d'investir dans l'immo pour leur retraites!

  • supersum le lundi 12 nov 2012 à 17:17

    Il faudra bien que les gens achètent quand leur bailleurs leur donnera congé et vendra

  • tmf43 le lundi 12 nov 2012 à 16:41

    Naïfs ! Si les gens ne veulent plus acheter de l'immobilier, c'est à cause des taxes en tous genres (TF, PV, TL, etc...) et de la volonté de l'état de s'approprier tout le patrimoine visible des épargnants. Il vaut mieux "planquer" son argent aujourd'hui, même si celà va a l'encontre des intérêts de notre pays. Pas question d'enrichir encore les profiteurs.