Immobilier de bureau : le rebond du marché français

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2014 sera une meilleure année que 2013 grâce à la baisse des loyers et la signature de grandes transactions, constatent les professionnels qui participent à la 13e édition du Salon de l’immobilier d’entreprise (SIMI), du 3 au 5 décembre à Paris.

Le marché français des bureaux a rebondi cette année. «2,1 millions de mètres carrés devraient être loués en Île-de-France en 2014. Ce chiffre est dans la moyenne des dix dernières années. C’est un meilleur cru que l’an dernier», analyse Roman Coste, directeur général de CBRE Agency. Plusieurs facteurs expliquent ce redressement. Des affaires ont été conclues. Elles n’avaient pas pu être finalisées l’an dernier, car les entreprises mettent de plus en plus de temps à donner leur feu vert aux opérations importantes. Les grands groupes privilégient le neuf. Les bailleurs font des efforts sur les loyers. «La recherche d’optimisation et de rationalisation du coût au poste de travail est au centre des préoccupations des utilisateurs», observe Éric Mazoyer, directeur général délégué de Bouygues Immobilier.

Les loyers du neuf s’échelonnent entre 293 euros par mètre carré par an dans la boucle sud, 434 euros par mètre carré par an dans la boucle nord et 700 euros par mètre carré par an dans le quartier central des affaires de Paris. Quelques bureaux atteignent 800 euros par mètre carré. Veolia a pris 45.000 m2 à Aubervillers. SMABTP a loué 24.000 m2 dans le XVe arrondissement de Paris. Le ministère de l’Intérieur, 24.000 m2 dans l’immeuble Garance situé dans le XXe arrondissement de la capitale.

La réforme des régions a gelé les projets

Le marché a résisté en province. «Les régions souffrent d’un défaut de la commande publique et parapublique qui pouvait s’élever jusqu’à 40 %. L’État a coupé les budgets. La réforme des régions a gelé les projets», constate Stanislas Leborgne, directeur du développement régions chez CBRE. Quelques belles transactions privées ont animé le marché.

D’importantes cessions ont été réalisées en Île-de-France. Risanamento a vendu 76.500 m2 de bureaux dans le quartier central des affaires de Paris à Olyan Group pour 1,16 milliard d’euros. SFR a cédé 138.000 m2 à Prédica pour 680 millions d’euros. BlackRock a vendu 30.000 m2 («le Madeleine») à Norges Bank Investment pour 427 millions d’euros. Plusieurs transactions ont dépassé les 200 millions d’euros. Au total, les bureaux représentent 60 % des 20 milliards d’euros investis cette année en immobilier d’entreprise. «Les investisseurs ne veulent pas trop prendre de risques. Ils recherchent des actifs sécurisés, excepté sur la Défense où les fonds opportunistes profitent de l’ajustement des valeurs locatives et anticipent une future remontée, analyse Laurent Boucher, président de BNP Paris Paribas Real Estate Advisory France. Les investisseurs restent français à 60 %. Ce sont des compagnies d’assurances ou des SCPI. Les Américains reviennent. Ils profitent des taux d’intérêt bas et plus attractifs qu’en Grande-Bretagne. Le Moyen-Orient est présent à hauteur de 12 %. Les Allemands se retirent car ils jugent insuffisante une rentabilité de 5 %.»

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