Immobilier de bureau : le match Lyon/Marseille

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La capitale des Gaules reste en tête mais la cité phocéenne connaît un nouveau dynamisme. L'industrie et le secteur public ont représenté 40% des transactions.

Le marché en région affiche une hausse de 7 % en 2014 par rapport à 2013, avec une demande placée de 1.315.000 m2. Ce volume se situe dans la moyenne décennale. «Cette hausse globale trouve son origine dans quelques "méga-deals" dans la plupart des grandes métropoles. Ce sont les secteurs de l'industrie et des services publics qui ont dynamisé le marché, représentant à eux deux 40 % du volume», précise Jean-Laurent de La Prade, directeur général adjoint BNP PRE Transactions France en charge des régions. L'investissement, tous secteurs confondus, a progressé, pour atteindre 4,5 milliards.

Lyon reste toujours en tête des marchés régionaux. La capitale des Gaulles est loin devant Lille et Marseille. La demande placée (242.000 m2) a certes légèrement fléchi (- 4 %), mais elle demeure supérieure à la moyenne sur dix ans (224.000 m2). Deux belles transactions ont dépassé les 15.000 m2: Sanofi à Gerland ; la Caisse d'Épargne Rhône-Alpes à la Part-Dieu sur la tour Incity, la plus haute de Lyon avec 200 m, signée Valode et Pistre, et livrable en fin d'année.

Le neuf représente 50 % des surfaces placées, signe d'un marché en pleine mutation. Eurosic lance le Terralta (10 .600 m2) à la Part-Dieu. Perial 12.500 m2 sur Gerland. Pour la première fois, Gerland détrône la Part-Dieu en nombre de transactions.

Des locataires pour la Marseillaise

Le symbole du dynamisme de Gerland est la construction, au c½ur du Biopôle, par Altarea Cogedim, d'un immeuble clés en main de 15.500 m2 pour le groupe Sanofi. Le loyer prime neuf sur la Part-Dieu est de 275 euros le mètre carré par an avec une pointe à 300 euros dans la tour Incity. Il est de 220 euros sur Gerland et de 170 euros sur Villeurbanne.

À Marseille, la pose de la première pierre fin 2014 de la Marseillaise, la tour signée par l'architecte Jean Nouvel sur les quais d'Arenc dans le périmètre d'Euroméditerranée, illustre le redémarrage de la ville. Les chiffres sont significatifs: 35.000 m2, 135 m de hauteur en front de mer. Le tour de table des investisseurs a été long à boucler mais les locataires n'ont pas tardé à se faire connaître: Marseille Provence Métropole, la Cepac, Orange... Les loyers prime varient entre 275 et 300 euros le mètre carré par an. «Cette tour, l'un des éléments fondateurs de la nouvelle façade maritime de la ville, insuffle un nouveau dynamisme à la métropole. Elle offre aux utilisateurs toute une palette de services qui n'existaient pas: restaurant inter-entreprise, crèche inter-entreprise, conciergerie», confie Marc Pietri, président de Constructa, promoteur de la tour. Le quartier Euromed Center/ centre-ville concentre plus de la moitié des transactions. Celles-ci ont atteint 94.000 m2, un niveau record depuis dix ans. Les loyers ont progressé: 270 euros le mètre carré par an dans le neuf, 150 euros dans l'ancien.

D'autres marchés, moins importants, comme Strasbourg, Nancy ou Metz, redécollent. Nice et les Alpes-Maritimes réalisent une forte percée avec 65.000 m2 de surfaces placées (+ 58 %) grâce à trois transactions significatives dues à des transferts d'entreprise. Les valeurs locatives restent stables: 200 euros le mètre carré par an dans le neuf, entre 145 et 160 euros dans l'ancien.

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  • gache1 le mardi 10 mar 2015 à 09:56

    Excellent, la capitale des Gaulles. A encadrer !