Immobilier: comment Facebook facilite les bons plans entre particuliers

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Les examens à peine terminés, les annonces de locations, colocations et sous-locations entre particuliers prolifèrent sur les réseaux sociaux. Des pages et groupes d’annonces « bons plans » se sont formés depuis quelques années sur Facebook avec de plus en plus d’abonnés qui apprécient ce cadre interactif.

«Bonjour, bonjour, future étudiante à la Sorbonne en double licence droit/philo, je suis à la recherche d’une coloc sympathique, si possible de 3 personnes ou plus, histoire de trouver un logement assez spacieux et de pouvoir préserver l’intimité de chacun. […]». L’annonce de Maurane, 19 ans, est noyée parmi les autres postées sur le groupe Facebook «PARIS: Location appartement, Colocation, Sous-location» qui compte aujourd’hui plus de 47.000 membres. Comme elle, ils sont nombreux en ce début juillet à rechercher un logement à Paris, mais aussi à en proposer sur les différentes pages et groupes dédiés dont Facebook regorge.

«Pour moi, Facebook a plusieurs avantages. Y étant assez souvent, cela permet d’avoir une seule et même plateforme, tant pour la messagerie que pour les notifications», témoigne Maurane. Elle poursuit: «Il y a aussi un côté rassurant, plutôt qu’un simple mail, il permet de rendre la personne réelle par ses nombreuses photos, ce qui, bien que ce soit totalement superficiel, va donner une idée de sa fiabilité». Christopher partage son avis. Le jeune homme qui a fini sa dernière année en école d’ingénieur à Grenoble a lui aussi décidé de se tourner vers les réseaux sociaux pour trouver sa future colocation parisienne. «Sur Facebook, il y a selon moi plus d’offres et c’est plus facile de contacter les gens», déclare-t-il, précisant avoir d’abord voulu éviter les frais d’agence. Tous deux n’ont finalement pas encore trouvé de logements par ce biais, mais ne sont tout de même pas repartis bredouilles: «J’ai trouvé très rapidement de potentiels colocataires avec qui chercher un logement», confie Maurane.

Difficile de sortir du lot

En plus d’avoir rencontré sa future colocataire sur Facebook, Jérémy, 22 ans, a aussi tout juste trouvé son logement à partager à Paris dès septembre. «Je sais que Facebook fonctionne plutôt pas mal pour tout type de bons plans, et c’est surtout destiné à un public jeune», déclare-t-il. Inscrit sur une dizaine de groupes de ce genre, «il y en a tellement!», l’étudiant en école d’ingénieur a tout de même dû prendre son mal en patience jusqu’à la trouvaille parfaite. «J’ai posté mon annonce fin mai, début juin. Mais il n’y a pas assez d’offres par rapport aux demandes, déplore-t-il. Il faut savoir que tout le monde poste le même type d’annonce et c’est difficile de sortir du lot». Ce n’est pourtant pas la première fois que Jérémy trouve un logement sur les réseaux sociaux. En février dernier, le jeune homme avait déjà répondu à une annonce sur un groupe Facebook. Cette dernière proposait alors un remplacement dans une colocation à Lyon.

Collaboratif, le réseau est une aide supplémentaire

C’était un peu ça d’ailleurs, l’idée de Raphaël Marquenet, créateur de la page «Plan appart à Paris». Un matin de janvier 2013, le jeune homme a pris l’initiative de créer une page Facebook dédiée aux personnes souhaitant, entre autres, proposer la location d’un bien. Au bout d’une journée, sa page comptabilisait déjà plus de 1000 fans. Actuellement ouverte à tous, ils sont plus de 114.000 à la suivre, ce qui en fait la plus populaire dans ce registre. «Je voulais permettre aux gens de quitter leur appartement plus vite avec cet aspect collaboratif», déclare Raphaël Marquenet, précisant de pas être rémunéré pour cette activité et travailler dans la communication digitale.

«Il y a une très forte demande à Paris, il faut savoir se donner une chance supplémentaire. Selon moi Facebook est plutôt une recherche complémentaire», poursuit-il. Pour lui, même si les réseaux sociaux sont devenus les premiers supports de consultation, il ne voit ni en Facebook, ni en sa page une «concurrence» pour les autres sites. Encore moins pour les agences. «Sur la page, on n’a pas forcément des annonces de décisionnaires. Ce sont souvent des locataires qui postent pour leurs propriétaires, même si certains font aussi leur annonce», détaille le jeune homme. Ce que confirme par exemple le service de presse du site «Particulier à particulier» au Figaro. «Nous n’avons rien noté à ce sujet, les groupes Facebook ne nous ont pas impactés», a-t-il ajouté.

La recherche d’une location n’est évidemment pas le seul créneau de ces groupes. Depuis trois ans, les pages d’annonces et bons plans Facebook se sont fait une place dans le quotidien des Français et, en particulier, chez les jeunes. Paris, Strasbourg, Grenoble, Lille, Bordeaux: les groupes se multiplient dans chaque ville, incluant tous services et autres bons plans. Le groupe «WANTED#Bons plans» rassemble par exemple aujourd’hui plus de 190 000 abonnés.

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