Immobilier : ces maires qui détournent la loi pour dicter les prix

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REPORTAGE VIDÉO - En région parisienne, plusieurs mairies détournent leur droit de préemption pour menacer les propriétaires qui vendent des biens immobiliers à des prix supérieurs au marché. Exemple dans la ville communiste de Saint-Ouen.

Avant de s'installer dans un petit appartement de Saint-Cloud, à quelques pas de la Seine, Laurent Lagneau a bien cru qu'il n'allait jamais pouvoir quitter Saint-Ouen. En cause : un «droit de préemption», exercé par la mairie audonienne lors de la vente de son ancien studio en 2009, et qui lui aura valu plus d'un an de procédure judiciaire.

Ce droit de préemption permet en effet aux collectivités locales d'être prioritaires lors de la vente d'un bien sur tout autre acheteur potentiel, et à un prix généralement inférieur aux prétentions du vendeur. Pour exercer ce droit, la collectivité doit faire preuve d'un projet urbain précis (rénovation, réhabilitation, etc...). Mais à Saint-Ouen comme dans d'autres villes de banlieue parisienne gérées par des municipalités de gauche (Saint-Denis, Bobigny, Bondy, Montreuil, Les Lilas, Nanterre...), le droit de préemption est désormais brandi dans le seul but de dissuader les propriétaires de vendre leur bien à un prix supérieur au marché, sans quoi ils s'exposeraient à de longues procédures judiciaires...

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