Immobilier : après Bordeaux, les prix s'envolent à Lyon

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Au cours du mois de novembre, les prix de l'immobilier lyonnais ont progressé de 1,5%. (crédits : J. R. Guillaumin)
Au cours du mois de novembre, les prix de l'immobilier lyonnais ont progressé de 1,5%. (crédits : J. R. Guillaumin)

Les prix de l'immobilier continuent de croître à un rythme soutenu dans les grandes villes françaises. Après la très forte hausse des prix à Bordeaux observée depuis un an, c'est désormais la tendance des prix à Lyon qui suscite des interrogations. À Paris, le marché reste plus calme.

Le mètre carré se négocie actuellement à Lyon autour de 3.625 euros pour 3.680 euros à Bor
Le mètre carré se négocie actuellement à Lyon autour de 3.625 euros pour 3.680 euros à Bordeaux, alors que les prix moyens à Paris sont autour de 8.800 euros. (crédit : meilleursagents)

La hausse des prix à Lyon accélère

Lyon serait-elle en train de suivre le même chemin que Bordeaux ? Au cours du mois de novembre, les prix de l'immobilier lyonnais ont progressé de 1,5% selon le dernier baromètre mensuel publié par MeilleursAgents, amenant la hausse des prix à 7,3% sur un an dans la préfecture du Rhône.

Cette hausse reste bien sûr sans commune mesure avec celle observée à Bordeaux, où les prix progressent de 16,4% sur un an selon le même baromètre, incluant une nouvelle hausse de +0,5% en novembre. L'accélération des prix à Lyon pose toutefois quelques questions.

«Lyon rejoindra-t-elle Bordeaux vers les records de hausse des prix ?», s'interroge ainsi Sébastien de Lafond, Président de MeilleursAgents : «Probablement pas», répond-il, jugeant que la hausse des prix dans la préfecture de la Gironde a surtout été une manière de rattraper les prix à Lyon. « Le mètre carré se négocie actuellement à Lyon autour de 3.625 euros pour 3.680 euros à Bordeaux, alors que les prix moyens à Paris sont autour de 8.800 euros.»

Toutefois, «Lyon, à l'image de Bordeaux, bénéficie de son implantation géographique, de ses infrastructures et de son dynamisme économique et culturel. Nous assistons ainsi peut-être à un rééquilibrage Paris-Province qui mérite d'être observé sur une période plus longue».

Paris : le marché poursuit sa trêve de basse saison

Les prix dans la capitale progressent en effet désormais moins vite qu'à Lyon et Bordeaux. Au cours des 12 derniers mois, la hausse des prix a été de 6,6% à Paris, et la tendance est même redevenue légèrement baissière depuis quelques mois.

«Depuis la rentrée de septembre, les prix marquent le pas à Paris : -0,3% en novembre, -0,4% depuis le 1er octobre. Les petites surfaces, studios et deux pièces, sont particulièrement touchées : -0,7% en deux mois, alors que les prix des grandes surfaces restent stables», observe Sébastien de Lafond.

La situation pourrait toutefois changer à Paris dans les prochains mois avec l'annulation de l'encadrement des loyers décidé fin novembre par le tribunal administratif, faisant suite à la même décision prise en octobre pour la ville de Lille.
Dans ce contexte de dérégulation du marché, «Il sera particulièrement intéressant de suivre l'évolution des prix à la vente et des loyers dans les prochains mois. À court terme, nous n'anticipons pas de hausse de la demande et des prix des petites surfaces à Paris et à Lille. Nous ne pensons pas que des investisseurs jusque-là hésitants vont revenir sur le marché tant que la situation n'est pas définitivement éclaircie», conclut Sébastien de Lafond.