Immobilier ancien: les prix parisiens vont battre leur record début 2017

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Vue générale de toits parisiens, le 9 mars 2014 ( AFP/Archives / LUDOVIC MARIN )
Vue générale de toits parisiens, le 9 mars 2014 ( AFP/Archives / LUDOVIC MARIN )

Les prix vont-ils flamber en 2017 sur le marché immobilier ancien? Ils repartent en tout cas nettement à la hausse dans de gros volumes de transactions, et devraient même battre leur record historique à Paris, dès le mois de janvier.

Encore raisonnable à l'échelle nationale à +1,7%, la remontée des prix s'est accélérée en Ile-de-France à +2,6% et encore davantage à Paris avec +3,6%, de juillet à septembre, comparé au troisième trimestre 2015, ont annoncé jeudi les notaires de Paris-Ile-de-France.

"Encore modérées en début d'année et d'abord concentrées à Paris, les premières hausses de prix des appartements anciens se sont accentuées et étendues au troisième trimestre", ont-ils observé.

Cette hausse s'est diffusée "progressivement en tâche d'huile, du coeur de la capitale vers la petite, puis la grande couronne".

Et selon les indicateurs avancés dont disposent les notaires, les prix devraient même bondir de 6% à Paris en janvier 2017, comparé à un an plus tôt, pour "dépasser le record historique d'août 2012" (8.460 euros le m2) et s'établir à 8.490 euros le m2, contre 8.300 euros au troisième trimestre.

Dans le reste de la région, les hausses devraient s'échelonner de 2,5% à 5% sur un an, en janvier.

"Paris est une capitale mondiale pas encore super chère comme New York ou Londres. Mais c'est vrai qu'à 8.500 euros le m2, ça devient très très compliqué de se loger, pour les jeunes", a souligné le notaire parisien Thierry Delesalle lors d'une conférence de presse.

Si l'on est encore loin de la flambée des prix "de 22% vue en 2012", a-t-il relativisé, "ce n'est pas bon (car) une telle augmentation des prix, si elle se maintient, peut quelquefois arriver à bloquer le marché".

- "Presque plus de négociation" à Paris -

Aujourd'hui, un bien mis sur le marché parisien au juste prix "se vend très vite", parfois en une matinée, et "il n'y a presque plus de négociation".

Seuls 5 arrondissements de la capitale (12e, 13e, 18e, 19e, 20e) ont encore des prix inférieurs à 8.000 euros le m2 tandis que le plus cher, le 6e, culmine à 11.870 euros, au troisième trimestre.

En région parisienne les prix des appartements anciens ont flambé au troisième trimestre, dans certaines communes du Val d'Oise: +15% sur un an à Saint-Gratien, +14,7% à Eaubonne et +13,2% à Cergy.

Et la hausse annuelle des prix des maisons devrait être de 4% début 2017 en grande couronne.

Très actif, le marché francilien flirte avec des volumes de ventes d'appartements records, supérieurs de 17% à ceux de la période faste 1999-2007 dans les Hauts-de-Seine et même de 36% en Seine-et-Marne.

Les maisons ne sont pas en reste, avec des ventes supérieures de 6% à celles de 1999-2007 en grande couronne, et même de 12% en Seine-et-Marne.

Quant au volume annuel de transactions dans la France entière, il dépasse "les niveaux historiques" de 2006 et début 2012, constatent les notaires, avec 838.000 transactions en 12 mois, à fin septembre.

Mais cette activité reste "très dépendante du niveau des taux d'intérêt dont les évolutions pourraient devenir prochainement un peu moins favorables" en 2017, même si les taux restent bas, rappellent les notaires.

Les échéances électorales n'ayant que peu ou pas d'impact sur le marché immobilier ancien, selon les notaires, 2017 devrait encore être une très bonne année pour les professionnels du secteur.

Ils rappellent que ce n'était pas l'élection présidentielle mais la réforme décidée par Nicolas Sarkozy à compter du 1er février 2012, portant de 15 à 30 ans le délai pour profiter d'une exonération d'impôt sur les plus-values immobilières, qui avait fortement ralenti le marché.

En cas d'alternance politique, "prévisible", disent les notaires, certains allègements fiscaux envisagés à droite (retour de l'exonération des plus-values au bout de 15 ans, droits de mutation abaissés, suppression de l'ISF...) pourraient provoquer un afflux de biens à vendre ou "faire revenir les investisseurs, qui ont quasiment disparu d'Ile-de-France".

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  • s.thual il y a une semaine

    C,est bien préparez la prochaine bulle.on dirait que les professionnels n ont pas pris la mesure de la situation économique des salariés, sauf à faire de Paris une ville ,d exception sans main d,oeuvre..prix en hausse dans tous les domaines,salaires bloqués depuis des années, prélèvement nécessaire d,impôts pour répondre à bien des enjeux,,,2008 est pas si loin...mais oui on aura un peu plus de sdf er migrants sur les trottoirs, quelle perspective. ...

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