Immobilier ancien : la baisse des prix s'amorce

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Depuis un an, le prix des biens anciens en France a diminué de 1 %. Une évolution constatée en province mais pas à Paris. Et personne ne sait si ce mouvement débouchera sur une franche baisse des prix cette année.

La baisse tant attendue en France des prix de l'immobilier ancien se confirme. Après avoir déjà reculé de 0,7 % au dernier trimestre 2011, ils ont encore diminué de 0,7 % au premier trimestre de cette année, selon l'indice notaires-Insee publié jeudi. Pour autant, ce mouvement n'est pas assez marqué pour effacer les hausses des tarifs précédentes: depuis un an, les prix augmentent toujours de 1,3 %. Et personne ne sait si cette inversion de tendance récente préfigure une franche baisse des prix cette année. En clair, si le scénario imaginé par l'agence Standard & Poor's (un décrochage de 15 % d'ici fin 2013) est plausible. Ou si, au contraire, les prix resteront stables voire augmenteront légèrement comme le défend Century 21. Ou encore s'il y aura un recul des prix limité à 5 % cette année, ainsi que l'affirment la Fnaim et Orpi.

Le resserrement des conditions de crédit par les banques et le reformatage à la baisse des dispositifs gouvernementaux comme le PTZ+ (prêt à taux zéro), déjà décidé par le gouvernement Fillon, expliquent le timide recul des prix actuel et plaide pour une baisse plus franche ces prochains mois. En effet, ces évolutions ont débouché sur une désolvabilisation significative des acquéreurs potentiels. «Mais dans cette période où les marchés financiers sont chahutés, il y a toujours un appétit pour la pierre qui offre des rendements plus sûrs», estime a contrario Thierry Delesalle, notaire à Paris.

Seule certitude, le nombre de ventes va fortement reculer cette année. «Nous tablons sur 650.000 transactions contre 780.000 en 2011, une année record», souligne Laurent Vimont, président de Century 21. En effet, si le durcissement de la fiscalité des plus-values immobilières, intervenu début février, a fait bondir les ventes en janvier, depuis c'est le calme plat. Le ralentissement du marché a été accentué par la campagne présidentielle, où beaucoup de promesses de François Hollande (encadrement des loyers, confirmation de la fin du dispositif Scellier en décembre 2012...) ont développé l'attentisme. Les mêmes causes ont produit les mêmes effets dans le logement neuf: au premier trimestre, les promoteurs immobiliers n'ont réalisé que 19.600 ventes, ce qui marque un recul de 14,5 %.

Maisons moins chères

En fait, dans cette période d'incertitude, des évolutions différentes se font jour suivant les marchés. En province, les prix des logements anciens ont diminué de 1 % depuis un an. À Paris, bien qu'un léger recul se soit amorcé depuis six mois, les tarifs ont encore grimpé de 7 % au cours des douze derniers mois. Résultat, le mètre carré valait toujours 8260 euros dans la capitale fin mars. Pas si loin du record historique atteint au 3e trimestre 2011 (8380 euros). Dans six arrondissements, dont le VIe et le VIIe, le coût du mètre carré dépasse les 10.000 euros. Autre différence: les appartements sont plus prisés que les maisons. En province, par exemple, ils ont continué à voir leur prix augmenter depuis un an (+1,4 %), quand ces dernières enregistraient une baisse de leurs tarifs (-0,5 %).

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  • marc2750 le dimanche 3 juin 2012 à 10:27

    Tout ce que je sais, c'est que dans ma région, l'immobilier ne se vend pas ou plus.La faute a des prix trop élevé par rapport aux prestations proposées et surtout une crainte dans l'avenir.

  • titi18 le vendredi 1 juin 2012 à 14:01

    Suite à mon commentaire, un autre scénario qui peut peut être influencé le prix à la baisse, ce sont les normes de constructions qui connaissent une exigence sans précédent et surtout celle à venir pour 2020 les bâtiments à énergie positive. Aujourd'hui ne serait ce de mettre à niveau un bien immobilier construit dans les années 80 coûte plus de 100 000 Euro en travaux en région parisienne pour une maison de 140m2.

  • titi18 le vendredi 1 juin 2012 à 14:01

    Les Acheteurs actuels ne se préocupent pas de ces dépenses et sont plus influencés par les placards, la cuisine ouverte, l'esthétique, le quartier que par l'isolation, la ventilation, le chauffage, l'étanchéité à l'air mais cela risque de changer si l'énergie continue à augmenter.

  • titi18 le vendredi 1 juin 2012 à 13:46

    Très difficile de savoir si la baisse va durer. Les aides à la constructions sont quasi nulles et donc peu rentables d'acheter pour louer sans compter l'encadrement des loyers que le gouvernement veut mettre en place. Si le gouvernement maintien ses mesures, en mon sens ça va se traduire par moins de constructions, les prix de l'ancien vont donc augmenter.

  • M9057062 le vendredi 1 juin 2012 à 09:57

    Les médias sont sont de plus en plus ..... formidables...Maintenant, ils savent ce que va faire le marché immobilier dans l'année à venir ....Sur la base d'augmentations ou de diminutions de 1% ....constatées sur les mois passés.Je suis un professionnel de l'immobilier et très sérieusement bien incapable de prévoir l'évolution du marché sur les mois à venir... Qui le serait ????Ces divagations des médias ne me font pas rire.

  • loco93 le vendredi 1 juin 2012 à 09:15

    Pondre un article qui offre un semblant d'analyse sans se positionner et surtout pour annoncer une évolution de 1%! Le groupe Lagardére, fidéle à lui même dans les médias, toujours à la recherche de sensationnel pour vendre... mais au final, on apprend rien de nouveau sauf quand il s'agissait de parler de Sarkosi où les éloges pour ce monsieur étaient trés largement évangélisés. Vendu!

  • M3582033 le vendredi 1 juin 2012 à 08:54

    ça fait au moins 2 ans que l'on nous sussure que l'immobilier va baisser, or c'est l'inverse à chaque fois... Et pour la bourse de Paris ça s'amorce la baisse ?

  • M1081167 le vendredi 1 juin 2012 à 08:50

    FAUDRAIT ARRETER VOS ARTICLES CONTRADICTOIRES SUR L'IMMOUn matin c'est la cata un autre c'est la stabilité etc.....l'info immo devrait etre etatisée!!!!!!