Immobilier : à Paris, les prix résistent, les ventes chutent

le
6
Le nombre de transaction a baissé de 16% sur un an et le prix qui n'évoluent plus beaucoup depuis près de deux ans, sauf variations ponctuelles, se maintiennent à un niveau élevé.

Promise depuis des mois, la baisse des prix tant attendue serait finalement bien timide. Selon les derniers chiffres publiés ce matin par la chambre des notaires Paris-Île-de France, «une très légère inflexion» a bien eu lieu au 1er trimestre 2013, mais l'ajustement «ne s'accélère pas». À Paris, les hausses enregistrées au cours de l'année 2012 ont été effacées, mais il faut encore compter 8260 euros en moyenne pour acquérir un mètre carré, comme en janvier 2012.

Dans les arrondissements, les fluctuations sont plus contrastées. Douze sur vingt ont enregistré des baisses. Dans le 4e arrondissement, les prix ont chuté de 11,5% sur un an, quand ils ont augmenté de 14,1% dans le 1er. Dans le 6ème, le quartier de la Monnaie affiche même 18,7% d'augmentation par rapport à 2012, et 37% sur 5 ans! La tendance est la même pour l'ensemble de l'Île-de-France, où le prix des logements a «diminué de 0,5% par rapport au trimestre précédent». La Grande Couronne qui accuse un recul de 1,4% sur un an en moyenne a plus souffert que la petite restée globalement stable. «En fait, les prix n'évoluent plus beaucoup depuis près de deux ans, au-delà de variations ponctuelles», concluent les notaires.

Les marges de négociations restent faibles

Les propriétaires -qui peuvent encore compter sur les taux d'intérêt historiquement bas pour trouver des acquéreurs solvables- ont du mal à se faire à l'idée que la hausse des prix est derrière eux, confirment plusieurs réseaux d'agences immobilières. Ainsi les marges de négociations, quoiqu'en légère hausse, restent assez faible. Sur un an, elles passent de 5,06% à 5,55%, selon Laurent Vimont, président de Century 21. Dans les zones tendues, il ne faut même pas espérer tirer les prix vers le bas, par exemple quand des travaux sont nécessaires, assure le réseau Imax.

En conséquence, les delais de ventes s'allongent et le volume des transactions continue de chuter, car les acquéreurs potentiels restent en attente d'une baisse, ou ne peuvent plus acheter. «Au 1er trimestre 2013, le volume de ventes tous logements confondus a reculé de 16% par rapport au 1er trimestre 2012 et dans des proportions assez comparables dans le neuf et l'ancien», précisent les notaires. Quoique le début de l'année dernière avait été dopé par la réforme de l'imposition des plus values immobilières. Il n'empêche, avec seulement 6300 logements anciens vendus à Paris au premier trimestre (contre 8600 en 2012 et 6700 en 2011), et seulement 121.500 ventes cumulées sur les 12 derniers mois, on se rapproche des statistiques de 2009, annus horribilis pour l'immobilier.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • phfl le mercredi 29 mai 2013 à 15:48

    Attendre sagement. Quand on voit que certains biens sont affichés à 400 (quatre cents!) loyers, toute baisse des prix de 3% compense très largement un an d'attente en location. CQFD !

  • M9455348 le mercredi 29 mai 2013 à 09:13

    Regarder les taux actuels, il suffit qu'ils remontent de 1% et la les prix vont chuter.L'immobilier, à Paris, est sous oxygène mais lorsqu'il y en aura plus....

  • alialoin le mardi 28 mai 2013 à 22:30

    ou simplement surtaxer la multi propriété.Cela ferait revenir sur le marché des wagons de biens, ferait chuter une bonne fois pour toute ces prix stratosphérique,....les ventes pourraient reprendre alors dans une a 2 années.Il faut cesser de soutenir la rente avec une telle tension sur l'immo.

  • porchert le mardi 28 mai 2013 à 20:52

    Je suis acheteur mais pas pressé, je ne vais pas invetir dans un bien qui ne peut que baisser ... on verra dans deux ans.

  • M359745 le mardi 28 mai 2013 à 17:58

    bete d'acheter au prix du marché, attendez que les proprio réalisent que l'immobilier est un actif qui peut baisser et la vous pourrez acheter.

  • KAFKA016 le mardi 28 mai 2013 à 17:28

    pour relancer l'immobilier l'état devraient commencer par réduire les droits de mutation!!! entre 5 et 6% du prix !!!