Immobilier : à Paris, la baisse des prix se poursuit

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Au deuxième trimestre, ils ont cédé 0,3 % par rapport au trimestre précédent et de 1,1 % sur un an, selon les notaires. Le nombre de transactions a aussi augmenté. Cette tendance s'est poursuivie pendant l'été.

Le marché parisien frémit à nouveau. Le nombre de logements vendus au deuxième trimestre par les notaires de Paris et d'Île de France, a ainsi augmenté de 13 % par rapport au deuxième trimestre 2013. Ce qui reste toutefois inférieur de 10 % à 12 % à la moyenne de ces dix dernières années. Ailleurs en Île-de-France, la tendance est plus contrastée. Les ventes de logements ont ainsi reculé de 3 % en petite couronne, par rapport à au second trimestre 2013, mais elles ont augmenté de 4 % en grande Couronne.

Dans toute la région, les prix ont continué à baisser lentement au deuxième trimestre (-0,5 % en moyenne). Sur un an, la baisse de l'ensemble du marché francilien atteint 2 %, selon l'indice Insee Notaires. Le recul plus marqué pour les maisons (-3,3 %) que pour les appartements (-1,4 %). En Petite couronne, les prix des appartements anciens ont cédé 1,2 % sur un (4340 euros le m2 en moyenne), alors qu'en Grande couronne ils ont baissé de 2,4 % (3000 euros le m2). A Paris, les prix ont reculé de 0,2 % entre avril et juin et 1,1 % sur un an (par rapport au deuxième trimestre 2013). Fin juin, les logements parisiens se vendaient en moyenne à 8 120 le m2. Seuls quatre arrondissements (IVème, Vème, VIème, VIIème) affichaient un prix au m2 supérieur à 10 000 euros, contre sept en début d'année. En se basant sur les promesses de vente signées pendant l'été, les notaires constatent que le prix moyen de la pierre parisienne tombera à 8050 euros en octobre (lorsque les actes définitifs seront signés). «Ce prix devrait passer en deçà du seuil de 8000 euros le m2 d'ici la fin de l'année», estime Thierry Delesalle, notaire à Paris. Un constat que faisait déjà la semaine dernière Meilleursagents.com.

Les étrangers de plus en plus nombreux

En Île-de-France, au second semestre, près d'un acheteur sur dix (9,2 %) était étranger, une proportion record depuis quinze ans, qui s'explique par un retrait des acquéreurs français. «Le volume de leurs transactions est resté stable, ce sont les Français qui achètent moins», Thierry Delesalle, notaire parisien, soulignant que 90 % des acquéreurs étrangers sont résidents. Les particuliers de nationalité autre que française représentent 8,3 % des acquéreurs à Paris et 11,2 % en petite couronne. Ils sont les plus présents à Paris (17 %), les Chinois en petite couronne (22,2 %) et les Portugais en grande couronne (29 %).

Les prix stables en France

Sur l'ensemble du pays, les prix des logements anciens en France sont restés stables au deuxième trimestre par rapport aux trois mois précédents, ont constaté les notaires. Entre avril et juin, les prix des appartements ont reculé de 0,3 % tandis que ceux des maisons progressaient de 0,2 %. Sur un an toutefois, les prix ont baissé de 1,2 % en moyenne (après -1,9 % au premier trimestre). Avec 735 000 transactions au cours des douze derniers mois, le nombre de ventes se stabilise.

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