Immobilier : à New York, on choisit ses voisins

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Certains immeubles de la ville sont devenus des clubs très privés et les aspirants propriétaires sont tenus de montrer patte blanche.

C’est une spécificité de la ville. Certains immeubles, ceux qu’on appelle les «co-ops», sont des clubs très privés. Pour devenir propriétaire, il ne suffit pas d’avoir les moyens de payer le prix (élevé) demandé, il faut aussi montrer patte blanche. Garanties financières, profil de l’occupant sont passés au crible. Un entretien avec parfois audition des enfants et «rencontre» avec l’animal domestique est prévu. Et ceux à côté de qui le «board» n’a pas envie d’habiter sont rejetés sans états d’âme. Mariah Carey, Madonna, comme avant elles Barbra Streisand, l’ont par exemple appris à leurs dépens. «La sélection est parfois devenue si stricte que certains des habitants actuels ne seraient plus recrutés aujourd’hui», expliquent des brokers de Corcoran.

Prix astronomiques

Mais rester entre soi a un prix. Les contraintes sont telles que les prix des copropriétés classiques (les «condos») sont aujourd’hui 30 % plus élevés que ceux des co-ops. Même si les plus belles adresses face à Central Park ou sur la Ve Avenue restent des co-ops, ces clubs fermés ne représentent plus que 70 % des habitations contre 85 % il y a dix ans. Manhattan est en train de se réinventer à toute vitesse. Une douzaine de tours de logements de luxe, plus élevées les unes que les autres, sont en construction ou en projet. À des prix astronomiques.

Dans celle qu’a dessinée Jean Nouvel (53 W. 53rd St.), dont la commercialisation débute cette semaine, il faut plus de 15 millions de dollars pour s’offrir le penthouse, et le «premier» prix démarre à 3 millions. Dans une autre tour face à Central Park (220 Central Park South), ce sera plus cher encore. «Entre 15 et 150 millions de dollars pour le penthouse», explique Charlie Attias chez Corcoran. Soit 3 milliards de dollars à vendre au total. Et ces offres calibrées pour des investisseurs internationaux sont des condos, pragmatisme américain oblige.

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  • 750gr le lundi 18 mai 2015 à 09:43

    Article très incomplet et écrit par une personne qui ne comprend pas le système des "cop ops" et est sûrement un antiaméricaine primaire. Pour faire court ce système de sélection des habitants permet de choisir des gens qui ne vont pas empoissonner la vie de leurs voisins. Madona en a été victime mais aussi DSK et Nixon. Les employeurs sont libres de choisir les personnes qu'elles embauchent cela ne me choc pas qu'on puisse choisir ceux avec lesquels ont cohabitent.

  • lm123457 le lundi 18 mai 2015 à 09:25

    @chiche21 : ou le contraire ? Mon avis est que les prix ed l'immobilier vont stagner pendant 10 à 15 ans parce qu'aucun Etat ne peut se permettre de faire atterrir l'immobilier (sinon ils perdent des points de croissance).

  • chiche21 le lundi 18 mai 2015 à 08:53

    Bientôt les prix parisiens rejoindront ceux de new york !