Immobilier : 72% des Européens espèrent une baisse des prix

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Quatre Européens sur cinq estiment qu’il est de plus en plus difficile d’acheter son premier logement. La majorité des sondés considèrent que les prix sont trop élevés. Seuls les Allemands sont plus confiants.

Les Européens éprouvent de plus de plus en plus de difficultés pour devenir propriétaires de leur premier «home sweet home». Bien que les taux des crédits immobiliers soient très bas dans de nombreux pays, près de quatre européens sur cinq considèrent ainsi qu’il est de plus en plus difficile d’acheter son premier logement, constate une étude réalisée par ING et Ipsos, auprès de 15.000 internautes résidant dans 15 pays du Vieux continent. Ce sentiment, en forte hausse par rapport à l’an dernier, est partagé par 78 % des Français, 89 % des Britanniques et des Espagnols (88 %).

Seuls, les Allemands sont un peu plus confiants (59 %). «Bien que les prix de l’immobilier grimpent en Allemagne, c’est de l’un des pays où les prix sont les plus sous-évalués selon l’OCDE», explique l’étude d’ING. «On constate une décorrélation entre les prix de l’immobilier et le pouvoir d’achat des européens», note Sophie Heller, directrice générale d’ING Direct. Face aux difficultés croissantes qu’ils rencontrent pour devenir propriétaires, plus de la moitié des 25-34 ans (dont les Français, les Belges et les Espagnols) voient l’immobilier uniquement comme un investissement. Les plus jeunes ne sont pas les seuls à considérer que le marché immobilier est de moins en moins accessible: cette perception est largement partagée par les 25-55 ans.

La majorité des personnes interrogées par ING considèrent en effet que les prix de l’immobilier sont trop élevés. Dans ce contexte, plus de deux tiers des sondés (72 %), estiment que les prix devraient encore baisser, ce qui serait «bon pour la société». Une fois n’est pas coutume, plus de deux propriétaires sur trois (69 %, au lieu de 78 % des locataires) partagent cet avis. «Les indicateurs montrent que les prix sont déjà surévalués dans plusieurs pays européens et dans certains d’entre eux, ils montent fortement», justifie l’étude. C’est notamment le cas en Turquie (hausse des prix à deux chiffres en 2014) et en Grande-Bretagne. Malgré une baisse ininterrompue des prix depuis le début de la crise immobilier, les sondés espagnols sont parmi les plus nombreux (93 % des locataires et 83 % des propriétaires) à espérer une poursuite de la chute.

Une vision plus «optimiste» sur l’évolution des prix qu’en 2014

Ces dernières années, la pierre est un peu redescendue de son piédestal. Et elle n’est plus le moyen privilégié pour placer son capital: 44 % des Européens ne le considèrent plus comme un investissement attractif. Une opinion partagée par 46 % des Français et 64 % des Espagnols très durement touchés par l’éclatement de la bulle immobilière, mais par seulement par 35 % des Allemands et des Britanniques. «Les européens du nord ont une meilleure vision de l’immobilier que ceux du sud», note Sophie Heller, directrice générale d’ING Direct. «En effet, les premiers s’attendent en effet à voir les prix augmenter dans l’année qui vient, mais pas les autres», justifie-t-elle.

De façon générale, la majorité des européens ont une vision plus «optimiste» sur l’évolution des prix qu’en 2014. Nombre d’entre eux (56 % contre 53 % un an avant) s’attendent ainsi à voir les prix augmenter cette année. C’est surtout le cas des sondés vivant en Grande-Bretagne (70 % tablent sur une hausse), en Autriche (69 %) au Pays-Bas (70 %) au Luxembourg (76 %), en Turquie (82 %) et dans une moindre mesure en Allemagne (61 %). En revanche, rien de tel en France (41 %), Italie (33 %), Pologne (43 %) où peu de personnes s’attendent à voir les prix progresser. Nettement plus optimistes qu’il y a un an, les Espagnols restent partagés: 49 % s’attendent à un inversement de tendance sur le marché immobilier, alors qu’ils n’étaient que 35 % l’année dernière. «Lorsque la majorité des personnes tablent sur une hausse des prix, ceux-ci ont tendance à augmenter», souligne l’étude d’ING.

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