Immobilier : comment débloquer le marché

Le Figaro le 21/01/2013 à 14:59
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Les transactions se sont effondrées l'an dernier, et aucun rebond n'est attendu cette année. Pour éviter de casser le fragile équilibre qui a permis aux prix de résister, il faudra du doigté lors de la loi sur le logement. Et des taux d'intérêt stables. INTERVIEW - J.F. Buet : «Il n'y a pas de bulle immobilière»

Et maintenant? Après une année 2012 où les prix des logements ont globalement résisté, mais où les transactions ont chuté d'environ 20%, nul rebond n'est attendu cette année. Les professionnels tablent sur une année 2013 dans la lignée de 2012 avec des transactions toujours déprimées et des prix en léger recul (de quelques pour-cent). «Les prix poursuivront une érosion lente mais probablement plus marquée qu'en 2012», estime Sébastien de Lafond, le président de Meilleursagents.com.Si le marché se fige, c'est d'abord en raison du niveau des prix. «Les tensions sont de plus en plus fortes entre acheteurs et vendeurs», souligne Bernard Cadeau, président du réseau Orpi. L'écart qui se creuse entre les attentes des uns et les aspirations des autres est très handicapant pour le marché.» Dans son enseigne, le prix que souhaite atteindre le vendeur est 15% plus élevé que ce qu'est prêt à payer l'acheteur pour un appartement et 17% pour une maison. Résultat: les délais de ventes moyens dépassent désormais les 100 jours, comme c'est le cas chez Laforêt.

Un fragile équilibre…

Pour sortir de là, Orpi estime que près de deux vendeurs sur trois devront «revisiter leur prix» avec des baisses de 5 à 15%. Jusqu'ici les taux des crédits ont permis de soutenir la demande. Pour que le marché maintienne son fragile équilibre, il faudra aussi que ces taux restent bas. Sur fond de hausse du chômage, dans une économie déprimée, la future loi logement qui doit être votée cette année exigera du doigté. Notamment pour revoir les rapports entre locataires et bailleurs. La rénovation énergétique de l'habitat, de laquelle Cécile Duflot espère 75.000 créations d'emplois, est, elle, un défi en temps de crise. Pour les ménages, pragmatiques, 2013 est avant tout synonyme de hausse des impôts sur le logement. D'autant qu'une mauvaise surprise est venue du Conseil constitutionnel, qui a supprimé la décote de 20% prévue sur les plus-values immobilières réalisées cette année…

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  • M2766070 le mardi 29 jan 2013 à 13:15

    bignou , t es vachement au courant des prix , tiens j vais construire ma maison cette année tu peux me donner l adresse de tes fournisseurs ça m intéresse ( 40% c est top!!) moi j en vends des matériaux quand je vois comme ça se discute ...,

  • M3155433 le jeudi 24 jan 2013 à 13:01

    à M101="Si on regarde les prix dans les autres pays" chaque pays est tres differents en politique immobiliere,culture,démographie...cf la crise immob espagnol. En France il n'y a pas pléthore de logements. "surtaxons les héritages" ...surtaxons tout encore plus fort , que meme la classe moyenne se barre .....la révolution cubaine est un exemple, c'est ça ?

  • b.gil123 le jeudi 24 jan 2013 à 11:50

    Pour débloquer le marché il faudrait baisser les taxes/rds/foncier/ir/plus values etc...Voilà la solution que tout le monde cherche depuis 30 ans. PLUS DE TAXES MOINS DE CONSTRUCTIONS!MOINS DE TAXES PLUS DE CONSTRUCTIONS! C'est très simple (Immobilier rendement proche de zero)

  • bignou56 le mercredi 23 jan 2013 à 17:21

    je suis d'accord avec t.titou (prix trop cher donc blocage)Pourquoi c'est cher ? A cause des agents immobiliers qui faisaient des estimations "gratuites" beaucoup trop élevées pour avoir des big commissions dans la poche (notaires même enseigne) mdr estimations gratuites par pour rien....

  • bignou56 le mardi 22 jan 2013 à 17:42

    Pour débloquer le marché,il faudrait baisser les prix de 40 % (vu qu'ils sont 40 % au dessus du prix)

  • M1019176 le mardi 22 jan 2013 à 13:12

    Une bonne solution serait de surtaxer les héritages quand il ne s'agit pas de la résidence principale. On pourrait en construire un bon paquet de logements.

  • M1019176 le mardi 22 jan 2013 à 13:05

    Si on regarde les prix dans les autres pays, la hausse des prix depuis 2000, le début de blocage du marchés, c'est clair qu'il y a une bulle. Plus elle tient plus l'éclatement sera important

  • M1019176 le mardi 22 jan 2013 à 13:04

    Si on regarde les prix dans les autres pays, la hausse des prix depuis 2000, le début de blocage du marchés, plus l'éclatement sera , c'est clair qu'il y a une bulle. Plus elle tient plus l'éclatement sera important.

  • akelacca le mardi 22 jan 2013 à 13:01

    Cependant, parler d’une baisse de 15% me semble excessif. Personnellement je mise sur un retour du ratio entre les prix de ventes et les loyers plus proches des années 2000 par une hausse lente des loyers mais seulement 5 ou 10% de baisse réel des prix a cause des emprunts.

  • akelacca le mardi 22 jan 2013 à 13:00

    Dans de nombreuses villes, la rentabilité réel des investissements immobilier ce faisait sur la plus value. Avec la diminution des perspectives de hausse des prix et la hausse des impots sur les PV cette spéculation devrais ce réduire et donc la liquidité du marché aussi.