Immo : Paris frôle les 8000 ? le m2

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Selon les chiffres des notaires, les prix continuent leur inexorable progression en Ile de France. En revanche, les ventes ont baissé au premier trimestre.

Avec un peu de retard sur les prévisions des notaires, les prix moyens de l'immobilier parisien devraient bien franchir la barre des 8000 euros le mètre carré dans le courant du deuxième trimestre. En s'appuyant sur les chiffres des promesses de vente, les notaires anticipent même d'atteindre 8400 euros d'ici à l'été. En attendant la confirmation de cette tendance, les chiffres des ventes réalisées au premier trimestre 2011 confirment que tous les prix restent orientés à la hausse en Ile-de-France.

A 7780 euros le mètre carré à Paris, le prix des appartements anciens a bondi de 20,8 % en un an. Selon les notaires, il n'est plus rare de dépasser les 20.000 euros voire les 30.000 euros du mètre carré pour les appartements d'exception comme ce 300 m2 vendu dans le quartier des Invalides pour la coquette somme de 10 millions d'euros. Seul le XIXe arrondissement de Paris se maintient sous la barre des 6000 euros tandis que les Ier, IVe, VIe et VIIe dépassent les 10.000 euros. En Ile-de-France dans son ensemble, les prix ont grimpé de 16,5 % en un an avec les hausses les plus sensibles dans les communes les plus recherchées, notamment dans l'Ouest parisien (+17,6 % à Levallois-Perret ou 16,9 % à Boulogne-Billancourt).

«Le scénario de la bulle probable»

Cette même étude des notaires de Paris et d'Île de France révèle également que les volumes de ventes dans l'ancien ont quant à eux tous connu des baisses par rapport à l'an passé. Particulièrement marquées pour les appartements parisiens (-12 %), elles ont aussi touché les appartements de la petite couronne (-8 %) et les maisons de la grande couronne (-9 %). Un début de retournement de tendance ou un prélude à l'éclatement d'une bulle ? Les notaires n'y croient guère pour l'instant. «Le scénario de la bulle semble peu probable, car il n'y a pas de surproduction de logement, bien au contraire, souligne Frédéric Dumont, notaire à Montreuil. Les acquéreurs ne sont pas des spéculateurs mais principalement des gens qui doivent se loger.» Pour l'instant, l'explication principale de cette chute selon les notaire tient au niveau exceptionnel des ventes réalisées en 2010.

Malgré ce volume de vente qui a viré au rouge au premier trimestre, les notaires estiment avoir enregistré des ventes bien plus soutenues en avril et la tendance devrait se maintenir selon eux. «Plus que la baisse des ventes, le principal facteur qui peut faire évoluer le marché reste la variation des taux d'intérêt, souligne le notaire parisien Me Thierry Delesalle. Ils ont déjà bien progressé mais pas aussi fortement que ce que certains avaient annoncé.» Tout juste sont-ils prêts à admettre que le risque de blocage du marché existe bien : les problème de solvabilité de certains acheteurs commencent à se faire ressentir et l'approche des échéances électorales est rarement propice à une grande vivacité du marché.

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