Immmobilier : le bazar des HLM en Ile-de-France

le , mis à jour à 16:40
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Immmobilier : le bazar des HLM en Ile-de-France
Immmobilier : le bazar des HLM en Ile-de-France

Un grand coup de ménage. Même si elle ne le dit pas en des termes aussi crus, c'est en substance ce que réclame la Cour des comptes en matière de logement social en Ile-de-France. Au-delà des habituels griefs faits aux acteurs des HLM (manque de transparence dans les attributions de logements, collectivités qui ne jouent pas le jeu, etc.), ses magistrats, qui ont travaillé sur la période 2005-2012, font surtout un constat étonnant : en Ile-de-France, on ne construit pas de logements sociaux pour les bonnes personnes ! Un comble, quand on sait que 2 Mds€ d'aides publiques sont accordés chaque année au parc locatif social.

Les données du problème ? Dans les HLM, plusieurs types de logements sont disponibles. Ceux financés par des prêts locatifs aidés d'intégration (PLAI) réservés aux ménages les plus modestes (1 200 € de revenu par mois pour une personne seule), ceux financés par des prêts locatifs à usage social (PLUS) qui s'adressent à des personnes ayant des revenus un peu plus élevés (moins de 2 100 EUR par mois pour un célibataire) et, enfin, ceux financés par des prêts locatifs sociaux (PLS) qui visent des locataires plus aisés (de l'ordre de 2 800 EUR par mois pour une personne seule). 70 % des demandeurs présentant un profil de type PLAI, la logique voudrait que l'accent soit mis sur cette population. Eh bien non.

Réformer la règle du « maintien dans les lieux »

« Au cours de la période 2005-2012, l'agrément des PLS l'a emporté en Ile-de-France sur celui des PLUS [...] alors que c'est la formule de logement locatif social de droit commun. » Le monde à l'envers donc. D'autant qu'une grande partie de la population qui devrait pouvoir être en HLM n'a d'autre solution que de se loger dans le parc locatif privé, où les loyers sont nettement plus élevés que dans le public. Conséquence : de nombreux ménages modestes se retrouvent totalement étranglés financièrement. Et la Cour de relever cette ...

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  • M3182284 le mercredi 8 avr 2015 à 18:58

    Si les occupants avaient des prêts à taux zéro pour acheter les HLM peut-être en feraient-ils autres choses que des porcheries. L'argent public, je n'ose imaginer ce qu'en pensent nos immigrés récipiendaires

  • heimdal le mercredi 8 avr 2015 à 09:22

    La cour des comptes raisonne en gau cho .La priorité d'un bailleur qu'il soit HLM ou autres c'est d'être sûr de toucher les loyers sinon ce sont les autres qui occupants qui paient les frais d'huissier et de procédure.Gardez vos préconisations pour UBU .