Immigration : la Suisse veut rétablir des contigents

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Immigration : la Suisse veut rétablir des contigents
Immigration : la Suisse veut rétablir des contigents

La 9 février, les Suisses avaient décidé par référendum de mettre fin à «l'immigration de masse». Le Conseil fédéral a dévoilé vendredi les grandes lignes de la future politique d'immigration, inspiré par le texte du parti de droite populiste UDC. D'ici à 2017, les contingents devraient être rétablis pour tous les étrangers (hormis pour les demandeurs d'asile) à partir de quatre mois de séjour. Les frontaliers n'échapperont pas non plus aux quotas, alors que la priorité sera donnée aux nationaux.

La Suisse va officiellement demander à l'UE l'adaptation de l'accord sur la libre circulation des personnes en vigueur depuis 2002.  Mais elle devrait se heurter à une fin de non-recevoir. Quotas et les priorités nationales vont à l'encontre des traités des 28, répète la Commission européenne depuis que 50,3% de la population se soit exprimée pour une politique migratoire restrictive. Dans cette perspective, il n'est pas exclu qu'une nouvelle votation soit proposée aux électeurs suisses, auxquels le gouvernement demandera de choisir entre la dénonciation ou pas de tous les accords bilatéraux avec l'UE.

Prendre en compte la conjoncture économique

D'après le quotidien suisse «Le Matin», le Conseil fédéral renonce à arrêter un objectif précis de diminution de l'immigration. Il entend réagir aux besoins de la conjoncture économique mais souhaite mieux exploiter la main-d'?uvre suisse. Si les contingents devraient être rétablis pour tous les étrangers dès quatre mois de séjour, la Suisse veut se garder  les mains libres pour accorder le droit d'asile». Le gouvernement entend mieux exploiter la main d'?uvre suisse «dont le potentiel n'est de loin pas exploité», selon Simonetta Sommaruga, la ministre chargée du dossier.

Berne a également indiqué vendredi que les cantons pourront prendre des mesures supplémentaires, pour protéger leur propre marché du travail. Le Tessin, frontalier de l'Italie, est ...

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  • M1961G le samedi 21 juin 2014 à 12:00

    c'est ce qu'il faut faire en France , protéger la France d'1 flux migratoire trop important . la gauche régularise les sans papiers par dizaines de milliers , alors qu'on est à 15 % de chômeurs en France . le travail en France doit être réservé aux français , comme le social . lorsqu'on régularise un immigré , il faut lui faire savoir qu'il n'aura pas droit au social , rsa ,sécu alloc . de cette façon , ils seront moins nombreux à venir .

  • M2784728 le samedi 21 juin 2014 à 10:43

    Hypocrisie politique ! au lieu de mettre pleinement en œuvre ce qui a été demandé par le peuple, on arrange une autre "votation" dans l'espoir de l'annuler !!

  • M1531771 le samedi 21 juin 2014 à 00:56

    Ils ont bien raison !