Immigration clandestine : les exigences de Paris et de Berlin

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Les ministres de l'Intérieur français et allemand veulent améliorer la rapidité d'intervention des États en cas de repérage d'un bateau transportant des clandestins.
Les ministres de l'Intérieur français et allemand veulent améliorer la rapidité d'intervention des États en cas de repérage d'un bateau transportant des clandestins.

Paris et Berlin entendent prendre les rênes de la politique migratoire européenne. Dans une lettre commune adressée au commissaire aux Migrations et aux Affaires intérieures, Dimitris Avramopoulos, les ministres de l'Intérieur français et allemand, Bernard Cazeneuve et Thomas de Maizière, demandent la mise en place d'un dispositif pour surveiller les mouvements de "bateaux suspects à proximité des côtes turques et chypriotes". Au coeur du projet, la formation d'une équipe active 24 heures sur 24 au sein de l'agence européenne de surveillance aux frontières, Frontex. Objectif : améliorer la rapidité d'intervention des États lorsque l'un de ces bateaux est repéré

Les deux ministres motivent leur demande par l'utilisation croissante depuis le mois de septembre de "vieux cargos" à des fins d'immigration irrégulière. Début janvier, les bateaux marchands l'Ezadeen et Blu Sky M, transportant à leur bord près de 1 200 migrants au total, avaient jeté l'ancre dans des ports turcs ou sous contrôle turc à l'est de Chypre.

Une demande difficile

Mais cette requête se heurte d'ores et déjà à plusieurs difficultés. D'ordre juridique, d'une part. L'agence européenne de surveillance aux frontières Frontex, qui coordonne depuis 2004 les équipements et le personnel des États membres dans des opérations de surveillance et conduit l'opération Triton en Méditerranée, n'a pas le mandat nécessaire pour intervenir dans la zone...

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