Ils s'arrachent tous Aubry

le , mis à jour à 06:36
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Ils s'arrachent tous Aubry
Ils s'arrachent tous Aubry

On la dit claquemurée dans son beffroi. « La politique nationale ne l'intéresse plus vraiment », croit même savoir un socialiste. Voire. En cette rentrée préélectorale, Martine Aubry reste l'une des pièces maîtresses de l'échiquier socialiste. Que décidera la maire de Lille (Nord) lorsque viendra le moment de choisir son champion pour la présidentielle de 2017  ? Pour l'heure, l'intéressée évacue  : « Moi, je ne suis pas candidate, voilà. C'est la seule chose que je peux vous dire. » Faute d'indications claires, les uns et les autres multiplient les œillades, les petits calculs et se perdent en conjectures.

 

Benoît Hamon n'a ainsi pas perdu espoir qu'Aubry se positionne en sa faveur. N'a-t-il pas été son jeune conseiller lorsqu'elle était ministre du Travail puis l'un de ses lieutenants au PS  ? « Elle ne peut pas appeler à voter pour Hollande après ce qu'elle a dit sur le quinquennat. Si elle parle, cela ne peut être qu'en faveur de Benoît », spécule-t-on dans l'équipe du candidat à la primaire. Rien n'est moins sûr. « Elle ne soutiendra pas des candidats qui l'ont trahie lors de la primaire de 2011 puis qui ont fait nommer Manuel Valls à Matignon », observe un socialiste qui la côtoie dans le Nord. Comprendre  : Benoît Hamon comme Arnaud Montebourg peuvent toujours attendre...

 

En dépit de ses réguliers coups de pattes et de profonds désaccords, notamment sur la déchéance de nationalité ou la loi Travail, les partisans de François Hollande aussi misent sur un geste d'Aubry. Tel sourire de la maire de Lille ou l'annulation des rencontres de Montpellier, qui devaient signer la rentrée des aubrystes les 27 et 28 août, sont perçus comme autant de signes que la réconciliation approche. D'aucuns accusent même Aubry d'avoir topé avec Hollande en échange d'une circonscription dans le Nord pour son lieutenant, François Lamy. « A tous ceux qui disent ça, je ne réponds rien », soupire celui qui est ...

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