Ils ont marqué le foot allemand, de 10 à 6

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Ils ont marqué le foot allemand, de 10 à 6
Ils ont marqué le foot allemand, de 10 à 6

Chaque mois, jusqu'à l'Euro, Sofoot.com retracera les 100 joueurs qui ont marqué le football italien, espagnol, allemand, anglais et français. On continue avec l'Allemagne, avec les joueurs classés de la 10e à la 6e place.

10. Günter Netzer

Düsseldorf, 21 juin 1973. La finale de la Coupe d'Allemagne oppose les deux clubs rivaux que sont le Borussia Mönchengladbach et le 1.FC Cologne. Wolfgang Overath est sur le terrain, Günter Netzer sur le banc. Le score est de 1-1 après 90 minutes. Au début de la prolongation, Christian Kulik, milieu du BMG, s'effondre devant son banc. Il est cuit. "Je me suis levé et je suis allé le voir", se rappelle Netzer. "Je lui ai demandé : "Est-ce que tu peux encore jouer ?" Il m'a répondu : "Je ne peux même plus me lever, je suis mort". J'ai enlevé mon survêtement, je suis passé devant Weisweiler et je lui ai dit : "J'y vais, maintenant"". La suite fera entrer Günter Netzer dans la légende : une-deux avec Rainer Bonhof, et frappe du gauche dans la lucarne de Gerhard Welz. Le but de la victoire, trois minutes après son entrée en jeu. Son dernier avec les Fohlen – il rejoindra quelques semaines plus tard le Real Madrid. "Je n'ai parlé de cette histoire qu'après le décès de Weisweiler, par respect pour lui. Aujourd'hui encore, je ne peux pas expliquer ce qui s'est passé à ce moment-là. Kulik n'était plus en capacité de faire quoi que ce soit, je suis rentré et… ce sont ces histoires là qui font qu'on aime le football! La preuve, on en parle encore 40 ans après…"
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Aujourd'hui encore, Günter Netzer reste le joueur génial qui incarnait parfaitement le style du Borussia Mönchengladbach : jeune, fougueux, insolent dans le jeu, le tout avec un certain penchant pour la réussite. Avec Weisweiler sur le banc et Netzer en chef d'orchestre, Gladbach connaîtra tour à tour la montée, les joies du titre puis celles de la Coupe. Netzer, lui, profite pleinement de la vie, quitte à rendre parfois chèvre son entraîneur, avec qui il entretient une histoire d'amour-haine. De 1971 à 1973, il possède une discothèque, le "Lover's Lane". "Quand Weisweiler a vu ça, il a pensé que c'était la fin pour moi. Ce fut tout le contraire : j'ai été élu joueur de l'année en Allemagne en 72 et 73 !" Tout sourit à cet homme qui aime les grosses bagnoles et qui a la cote auprès des filles. C'est tout juste s'il a un regret : ne pas avoir été un des hommes de base…


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