"Ils ne veulent pas qu'on rigole d'eux"

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148 goals encaissés, 11 inscrits, 16 défaites en 16 rencontres. C'est suite à ces chiffres désastreux que Yvoir B a été désigné comme équipe la plus nulle de Belgique. Depuis deux semaines, les joueurs sont en plein tournage d'une télé-réalité dont l'objectif est de leur faire prendre au moins un point. Rencontre avec l'entraîneur.

Fin décembre, la RTBF annonce qu'une télé-réalité va se tourner autour d'Yvoir B, lanterne rouge d'une série de P4, la division la plus basse de Belgique. L'idée ? Proposer l'aide de Leo Vander Elst, ancien international belge, pour que l'équipe namuroise empoche 1, voire 3 points d'ici la fin de saison. Pour le coach Philippe Leclercq et ses joueurs, c'est bien entendu une première. Mais au club, personne ne se prend la tête : le plus important, ça reste l'ambiance dans l'équipe.

Yvoir B n'avait pas d'équipe au début de la saison, pourquoi l'avoir créée ? Cet été, après avoir été entraîneur d'une équipe de jeunes, j'avais envie d'arrêter de coacher les gamins et passer à autre chose. On m'a proposé de reprendre une équipe B à Yvoir, donc j'y suis allé. Il restait 4-5 anciens sur place, j'avais des amis qui voulaient me suivre, c'est comme ça qu'on a recréé l'équipe.
Comment avez-vous fait la sélection des joueurs ? On n'a pas cherché à faire de gros transferts. Moi, on me connaît beaucoup, donc j'en ai parlé un peu à droite à gauche, j'en ai convaincu plusieurs, dont des joueurs qui n'avaient plus joué depuis 4-5 ans !
Quand l'équipe a été constituée, vous vous êtes fixé quel objectif ? Franchement, avec l'équipe que j'avais depuis le début, pour moi, on devait jouer dans les 5-6 premières places. On a fait un premier match en Coupe, perdu 4-3, mais là on avait une belle équipe. Après, ça a été la dégringolade de chez dégringolade : des blessures, des joueurs qui ne voulaient plus venir. Il y a par exemple des petits jeunes à qui tu disais un commentaire à l'entraînement, ça ne leur plaisait pas, donc ils ne venaient plus - bizarrement, maintenant on dirait que je suis le roi, le moindre bête truc que je dis, ils le font. À côté de ça, certains gars ont arrêté parce qu'ils avaient trouvé du boulot, et donc leurs potes les imitaient parce qu'ils ne voulaient pas jouer sans eux, etc.
Rapidement, ça n'a pas fonctionné, quelle a été la réaction des gars ? Les 2-3 premiers matchs, quand on a vu les résultats, on s'est dit : "C'est pas possible c'est une mauvaise passe". Mais ensuite, en voyant qu'on était 5-6 aux entraînements, on a compris qu'il fallait essayer de finir...





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