Ils disent adieu à la Grèce en crise

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Les Grecs sont des milliers à s'exiler pour s'assurer un meilleur avenir ailleurs en Europe ou aux États-Unis.

Voula Diamantou fait un dernier tri dans ses vêtements. Cette fois, cette gastro-entérologue de 33 ans ne part pas pour passer ses vacances à Rhodes, son île d'origine, dans le Dodécanèse. Elle s'envole pour Londres sans billet de retour. Après quatre mois de démarches, samedi, Voula quitte la Grèce. «Le chant des grillons, le soleil, ma famille et mes amis, tout va me manquer, mais je n'ai plus aucun avenir ici», confie-t-elle, accoudée au balcon de son appartement situé en banlieue nord de la capitale. Après de brillantes études de médecine à l'université d'Athènes et son année pratique en province, Voula a découvert la réalité du système grec de santé, frappé par la crise.

Depuis cinq ans, elle travaille au Laïko Nosokomio (hôpital populaire), un établissement du centre d'Athènes. Mais elle n'a ni feuille de paie mirobo­lante, ni perspective de promotion. «Je ne gagne que 1100 euros net par mois et les heures de garde ne sont plus payées depuis prè

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