Iliad se décidera d'ici mi-octobre sur T-Mobile US-sces

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(Actualisé avec précisions, contexte) par Sophie Sassard et Arno Schuetze LONDRES/FRANCFORT, 19 septembre (Reuters) - Iliad ILD.PA se donne jusqu'à la mi-octobre pour prendre une décision sur le relèvement éventuel de son offre d'achat sur l'américain T-Mobile US TMUS.N , qui se heurte aux réticences de Deutsche Telekom DTEGn.DE , la maison mère de sa cible, a-t-on appris de plusieurs sources proches du dossier. Deutsche Telekom, qui possède 66% du capital du quatrième opérateur mobile américain, doute de la capacité d'Iliad à améliorer les performances de T-Mobile US car le français n'a aucune expérience du marché américain, a dit une source proche de la direction du groupe allemand. Or le projet présenté par Iliad cet été prévoit que Deutsche Telekom détienne une part minoritaire du capital du nouvel ensemble à l'issue de l'opération. Iliad, maison mère de Free, est en discussions avec plusieurs banques américaines susceptibls de l'appuyer dans le cas d'une offre améliorée, en plus de ses banques actuelles, HSBC et BNP Paribas, ont dit des sources. Iliad discute également avec des fonds de capital-investissement, parmi lesquels KKR KKR.N , pour lever entre cinq et 6,5 milliards de dollars, ont également dit les sources. Le groupe créé par Xavier Niel a présenté fin juillet un projet d'offre sur 56,6% de T-Mobile US, le quatrième opérateur mobile des Etats-Unis pour 33 dollars par action, un prix jugé trop bas par Deutsche Telekom. ID:nL6N0Q672X Il a réaffirmé début septembre être prêt à faire évoluer son offre tout en précisant les limites de l'effort financier qu'il serait prêt à consentir pour l'emporter. ID:nL5N0R22GI T-Mobile US, Iliad et KKR ont refusé de commenter ces informations. Deutsche Telekom n'a pu être joint dans l'immédiat. La direction d'Iliad a désormais achevé les présentations aux investisseurs américains et attend les réactions d'éventuels investisseurs intéressés par son projet, ont dit les sources. En fonction de ces réactions, il pourrait être en mesure de présenter une offre améliorée au cours de la deuxième semaine d'octobre, ont ajouté deux des sources. Iliad pourrait proposer entre 35 et 40 dollars par action T-Mobile US pour une part du capital allant de 60% à 90%, en fonction de l'intérêt des fonds de "private equity" pour le projet, ont dit deux autres sources. TACTIQUE Mais Iliad, dont le cours de Bourse a perdu environ 25% depuis la présentation de son offre initiale, ne peut se permettre de prolonger très longtemps l'aventure si Deutsche Telekom n'est pas disposé à s'engager. Dans une note publiée cette semaine après une rencontre avec l'équipe chargée des relations avec les investisseurs de T-Mobile US, le courtier Jefferies a expliqué que pour l'opérateur, un éventuel partenaire devait détenir des fréquences et une base de clientèle aux Etats-Unis. De telles conditions excluraient un rachat par Iliad mais elles pourraient faire partie de la tactique adoptée par Deutsche Telekom pour pousser le français à relever son prix, ont dit certaines des sources proches d'Iliad. Deutsche Telekom préférerait se désengager totalement du marché américain mais n'est pas pressé de vendre sa participation dans T-Mobile US pour le moment, ni d'entamer des négociations avec lui, a dit une source proche de la direction du groupe allemand, qui n'a pas exclu que ce dernier ait encore un rôle actif à jouer sur le marché américain dans deux ou trois ans. Le mois dernier, Deutsche Telekom avait exprimé son scepticisme quant à l'estimation de 10 milliards de dollars de synergies avancée par Xavier Niel pour défendre son projet. Ce chiffre a également surpris certains analystes. Deutsche Telekom, qui réalise aux Etats-Unis environ un tiers de son chiffe d'affaires et 20% de son Ebitda, a tenté de vendre T-Mobile US à deux reprises depuis fin 2011 car il le juge trop petit pour rivaliser les leaders du marché américain, Verizon VZ.N et AT&T T.N . Il a négocié pendant un an avec Sprint S.N , le numéro trois local, mais ce dernier a jeté l'éponge le mois dernier face aux risques de voir les autorités de la concurrence faire capoter un rachat. (avec Pamela Barbaglia et Freya Berry à Londres, Leila Abboud à Paris, Harro Ten Wolde à Francfort, Liana Baker et Marina Lopes à New York,; Marc Angrand pour le service français)


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