ILIAD en retard sur le déploiement des antennes:

AOF le 14/01/2013 à 16:05
(AOF) - Alors que Free Mobile, l'opérateur de téléphonie mobile du groupe Iliad a fêté le 10 janvier dernier ses un an, il semblerait que les ambitions du groupe ont été trop présomptueuses, du moins en terme d'antennes. En effet, en janvier 2012, Free visait le déploiement de 2500 antennes d'ici la fin de l'année, alors qu'au premier janvier 2013, seulement 1779 antennes étaient déployées, selon les premiers résultats de l'observatoire des investissements.

En revanche, même si ses pronostics en termes d'antennes étaient quelque peu optimistes, Free Mobile anticipait déjà les difficultés qu'il pourrait rencontrer. Il avait déclaré à l'époque que les sites détenus par les opérateurs historiques redoubleraient leurs exigences techniques et économiques afin d'éviter l'accueil d'un concurrent.

Néanmoins, cette explication de Xavier Niel ne peut expliquer un tel retard. Plusieurs analystes estiment que Free Mobile pourrait ne pas investir suffisamment dans la construction de son réseau. Autre cause pointée du doigt : les blocages des municipalités, notamment Paris et des associations de riverains, ainsi que la lenteur des négociations avec les copropriétés.

Avant de s'attaquer aux zones les plus denses, Free a d'abord déployé dans des zones peu denses puis dans des villes où il est plus difficile d'implanter des antennes, notamment en raison des contraintes administratives.

Ce constat est toutefois à nuancer : selon l'Agence nationale des fréquences qui a publié le rapport de déploiement d'antennes, l'obligation de l'opérateur liée à sa licence a été respectée. Free Mobile devait couvrir 27 % de la population lors de son lancement, ce qui a été respecté. La prochaine étape de l'opérateur sera d'afficher un taux de couverture de 75% de la population, seuil qui devra être atteint d'ici janvier 2015.

D'autres sont bien plus intransigeants. Pour Stéphane Richard, patron d'Orange qui loue son réseau à Free, si le quatrième opérateur ne tient pas ses engagements, il faut qu'il soit sanctionné.

AOF - EN SAVOIR PLUS
- Succès de l'offre mobile « low cost » lancée début 2012. Déjà 6% de pdm en 9 mois. Objectif de 15% à moyen terme (2014-2015) à portée de mains avec le nouveau forfait à 2€ lancé en décembre 2012 ;
- Activité téléphonie mobile très rentable ;
- Société profitable depuis de nombreuses années grâce à une gestion saine et l'absence d'investissements hasardeux durant la période de la bulle Internet ;
- Forte capacité d'innovation ;
- Structure actionnariale stable (56% détenu par le fondateur Xavier Niel) et équipe manageriale reconnue.


Les points faibles de la valeur

- Marché mobile français entré dans une phase de surenchère commerciale et d'accélération de sa déflation tarifaire ;
- Intensification de la concurrence dans le « triple play » et succès des offres « quadruple play » (téléphonie fixe et mobile, Internet, télévision) ;
- Dépendant de l'accord d'itinérance avec France Télécom ;
- Retard stratégique dans la course aux licences 4G ;
- Réseau de distribution encore limité ;
- Faible génération de cash flows à court terme en raison des récents investissements.


Comment suivre la valeur

- Statut de valeur défensive et de croissance
- Potentiel de croissance de l'activité mobile et synergies avec l'offre fixe sous-estimées dans les cours de Bourse selon les analystes ;
- Corrélation entre la valorisation boursière et la croissance de la base d'abonnés ADSL et des services optionnels de la Freebox ;
- Concurrence avivée par la « Freebox Revolution » ;
- Flottant inférieur à 40%.
- Dossier spéculatif : proie idéale pour un opérateur télécoms à la recherche de parts de marché en France. LE SECTEUR DE LA VALEUR
Internet - FAI et sites internet

L'essor de l'Internet mobile est un vrai enjeu pour les acteurs du secteur, même si les modèles de monétisation ne sont pas encore au point et si l'efficacité des liens sponsorisés est encore à démontrer. En France, l'institut Médiametrie évalue à plus de 20 millions de personnes le nombre de connectés à Internet depuis un mobile, ce qui représente 27,7% de la population. Google et Facebook sont toujours les sites les plus visités sur l'Internet mobile. La priorité est donc donnée à la stratégie sur mobile pour les grands de l'Internet. Chez Yahoo!, la moitié des développeurs de la société travaillent sur des projets dans ce créneau. Google bénéficie d'un avantage concurrentiel énorme en disposant de son système d'exploitation mobile, Androïd. Selon le cabinet d'étude IDC, au troisième trimestre, les trois quarts des smartphones vendus dans le monde fonctionnaient avec ce système. Pour les autres acteurs, des alliances paraissent indispensables.
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