Il y a vingt ans, Jacques Chirac interrompait définitivement les essais nucléaires

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Depuis l'arrêt définitif des essais en janvier 1996 et le démantèlement du site de Mururoa et celui de Fangataufa, la zone militaire à l'intérieur des 12 milles nautiques reste toujours interdite, surveillée par 24 militaires.
Depuis l'arrêt définitif des essais en janvier 1996 et le démantèlement du site de Mururoa et celui de Fangataufa, la zone militaire à l'intérieur des 12 milles nautiques reste toujours interdite, surveillée par 24 militaires.

C'était il y a vingt ans, jour pour jour, le 29 janvier 1996. Le président de la République et chef des armées Jacques Chirac annonce dans une brève et solennelle déclaration télévisée qu'il a décidé « l'arrêt définitif des essais nucléaires français ». Le premier essai nucléaire français, Gerboise bleue, avait eu lieu le 1er avril 1960 à Reggane (Algérie) et le 210e et dernier essai, Xouthos, s'était produit deux jours avant la déclaration présidentielle du 27 janvier 1996. Après une suspension des essais nucléaires annoncée en 1993 par le Premier ministre Pierre Bérégovoy, Jacques Chirac avait annoncé leur reprise dès le 13 juin 1995, juste après son entrée à l'Élysée. Cette initiative avait provoqué une polémique internationale, d'autant plus vive que l'été 1995 était justement celui du cinquantième anniversaire des seules explosions militaires « opérationnelles » de l'histoire, à Hiroshima et Nagasaki. La France a procédé en tout à 50 essais nucléaires atmosphériques en Algérie, puis sur les sites de Moruroa et Fangataufa (Polynésie française). Leur interruption a été décidée par Valéry Giscard d'Estaing au début de son mandat présidentiel. La France a procédé en tout à 160 essais souterrains.

Interdiction complète

Dans son intervention solennelle, Jacques Chirac explique alors qu'il a entendu les protestations et n'a « pas été insensible à ces mouvements d'opinion. Ils...

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