Il y a 95 ans... un incendie ravageait le Printemps

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RÉTRO IMMO - Dans son édition du 29 septembre 1921, Le Figaro décrit comment les flammes ont totalement détruit le grand magasin parisien, 40 après un premier incendie.

Une malédiction? Quarante ans après avoir été ravagé par un incendie, le grand magasin parisien du boulevard Haussmann est à nouveau la proie des flammes. Dans un article titré «Le feu détruit les nouveaux magasins du Printemps», le Figaro du 29 septembre décrit les dégâts causés par le feu qui s’est déclenché tôt dans la matinée du 28. «À sept heures et demie, les premiers employés, garçons de magasin, livreurs, etc., vinrent prendre leur service et déjà on avait commencé de préparer les rayons lorsque l’alarme fut donnée, écrit le quotidien. Il était alors 7 h. 40. Un garçon venait d’apercevoir des flammes dans un salon de thé situé au troisième étage, entre la rue Caumartin et le boulevard Haussmann.»

Malgré l’arrivée rapide des pompiers, «la pression de l’eau n’était pas suffisante et le foyer s’étendit avec une rapidité incroyable», souligne le journal. «À 11 h30, de sinistres craquements retentissent suivis bientôt d’un énorme fracas qui se répercute longuement, écrit le journaliste. La toiture vient de s’effondrer dans la partie centrale du bâtiment entraînant dans sa chute les escaliers et une grande partie des planchers qui séparent les étages. Il ne reste plus au centre des magasins qu’une ouverture gigantesque qui va de la toiture jusqu’au premier sous-sol, car le plancher du rez-de-chaussée s’est effondré lui aussi.»

Chute d’échelle et asphyxies

Le bilan humain est quant à lui, heureusement, léger. «Quelques pompiers et sauveteurs ont été légèrement blessés, précise le journal. Vers 8 h30, un pompier qui essayait de pénétrer dans le magasin reçut sur la tête un fragment de glace tandis qu’un de ses camarades subissait un commencement d’asphyxie.» Sans compter la chute d’un autre pompier du haut d’une échelle et quelques cas d’asphyxie.

Concernant les causes du sinistre, Le Figaro précise: «Il semble d’ores et déjà que toute idée de malveillance doive être écartée. On croit, à la direction du Printemps, qu’un court-circuit fut la cause initiale du désastre.» N’oubliant pas leur sens des affaires, les dirigeants du grand magasin font d’ailleurs publier le communiqué suivant dans le quotidien: «Grâce aux efforts des pompiers de la Ville et du Printemps, le sinistre a pu être localisé aux nouveaux magasins, dont la construction n’était pas achevée. La très grande partie des magasins de vente reste, en conséquence, intacte, et la vente, pourra y reprendre dès demain vendredi. Les réserves de marchandises, les ateliers, les services sont indemnes en totalité et permettent la reconstitution immédiate de tous les rayons.»

L’architecte Georges Wybo dirige les travaux de reconstruction, en reprenant les mêmes plans qu’avant le sinistre. Mais il s’inspire au passage des nouvelles méthodes de sécurité américaines pour intégrer au bâtiment un réseau d’extinction automatique et s’éviter ainsi un nouvel incendie ravageur.

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