Il y a 75 ans... Le Figaro se préoccupait du sort des locataires en pleine guerre

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RÉTRO IMMO - Au cours de l’année 1940, le quotidien publie une série d’articles évoquant les mesures devant faciliter la vie des locataires en temps de conflit et sanctionner les propriétaires indélicats.

Alors que l’occupation allemande a démarré depuis quelques mois, Le Figaro multiplie dans ses colonnes les articles visant à faciliter la vie des locataires ou à prendre leur défense. Dès le 7 septembre un reportage évoquant «le maintien des prix» avec un décret en ce sens n’autorisant que «des dérogations dans certains cas, soit à cause d’une hausse des matières premières, soit pour un cas particulier de force majeure», dénonce la dérive des loyers à Vichy.

Evoquant le cas des fonctionnaires devant s’installer sur place, l’auteur s’interroge: «Est-il raisonnable de pratiquer à leur égard, dans ce Vichy qui n’est plus le Vichy d’avant-guerre, ce que nous appellerons des «prix de saison?» Il évoque ainsi des locations mensuelles de 3500 francs par mois (1320 euros actuels) pour un cinq pièces ou de 1850 francs (700 euros) pour un trois pièces.

Dans la même veine, un article daté du 24 novembre évoque les «poursuites contre les logeurs qui exploiteront leurs locataires». Constatant que les consignes de modérations des prix sont loin d’être scrupuleusement appliquées, l’article souligne que «depuis le 1er novembre, plus de 60 actions en justice ont été engagées pour hausse illicite». Une tâche compliquée par le fait que «les procédés employés par certains logeurs ne rendaient pas les vérifications très faciles».

Et en fin d’année 1940, le quotidien rappelle les mesures existant pour permettre aux locataires de s’exonérer du paiement d’une partie de leur loyer. Dans une note parue le 11 décembre le quotidien souligne: «Il est rappelé aux locataires démobilisés qui n’ont pas acquitté le quart de leur loyer que les décrets des 26 septembre 1939 et 1er juin 1940, leur ont accordé la possibilité d’obtenir, en cas de ressources insuffisantes, une exonération totale de loyer.»

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