Il y a 23 ans, la Zambie se brûlait les ailes dans l'océan Atlantique

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Il y a 23 ans, la Zambie se brûlait les ailes dans l'océan Atlantique
Il y a 23 ans, la Zambie se brûlait les ailes dans l'océan Atlantique

Le 27 avril 1993 s'écrasait le vol 319 de la Zambian Air Force sur le littoral gabonais. À son bord, 18 joueurs, censés défendre le tricot orange et vert de la nation en éliminatoires, perdent la vie. Ils emportent avec eux l'espoir de tout un peuple. Mais que s'est-il réellement passé ? Explications, quelque part entre le crash des Busby Babes et la tragédie de Superga du Torino.

Il n'est pas encore 23h au large de Libreville, Gabon. L'appareil AF-319 de la Zambian Air Force, transportant la quasi-totalité de l'équipe nationale du pays, ne donne plus de nouvelles. Le moteur gauche de l'avion vient de prendre feu. Ce DHC-5 conçu par la technologie canadienne à des fins militaires perd dangereusement de l'altitude. Il dégringole. Vacille. Se rapproche inexorablement de l'océan Atlantique et du fracas de ses vagues. À 500 mètres des côtes gabonaises, l'AF-319 s'explose littéralement au contact de l'eau. L'engin est entièrement démoli, ses passagers (18 joueurs, 4 membres du staff, 5 de l'équipage, le président de la Fédération, son secrétaire, ainsi qu'un journaliste) morts sur le coup, dans le meilleur des cas. Le football zambien touche le fond alors que ses Chipolopolo tombent dans les profondeurs et le calme de l'Atlantique. À jamais.

"Les pilotes devaient gérer un incident qu'ils ignoraient"


Après une période de deuil national, des interrogations remontent à la surface. Une enquête est rapidement lancée pour lever le voile sur les circonstances précises du crash. Parti de Lusaka, la capitale zambienne, le vol devait relier Dakar en temps et en heure pour une rencontre qualificative pour la World Cup 94. Lors du premier ravitaillement, à Brazzaville, en République du Congo, des irrégularités liées au moteur sont détectées. Pire, une inspection plus tôt dans l'année avait révélé bon nombre d'anomalies dans l'appareil. Insuffisant pour annuler le vol. "Dans le civil, on arrive à faire respecter certaines règles, parce qu'il y a des contrôles, explique Xavier Tytelman, consultant en sécurité aérienne. Normalement, ce genre de problèmes interdit complètement à une compagnie aérienne de voler. Dans l'armée, c'est pas du tout la même chose. On ne peut pas empêcher un appareil militaire de faire ce qu'il veut." L'AF-319 redécolle ainsi pour son second approvisionnement, à Libreville.

Mais qui étais-tu, Godfrey Chitalu ?
C'est donc quelques minutes après avoir laissé la capitale gabonaise, que le scénario catastrophe se produit. L'un des deux moteurs s'enflamme. "Le souci - et c'est…





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