Il y a 120 ans... Le Figaro conseillait d'investir dans l'ouest parisien

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RETRO IMMO - Il y a plus d’un siècle, la «chronique foncière» du quotidien conseillait à ses lecteurs d’acheter du terrain du côté de la place des Ternes, à Paris, pour profiter du percement de nouvelles avenues.

Dès l’accroche de cette «chronique foncière» du 2 juillet 1895 le ton est donné: «Sur cent capitalistes désireux de faire un placement immobilier, nous n’exagérons pas en disant que quatre-vingt-dix portent leurs préférences sur l’ouest de Paris, et à défaut du quartier de l’Etoile, où les immeubles à vendre se font de plus en plus rares, sur le quartier des Ternes.» Et la raison de ce report est toute simple: grâce au percement de l’avenue Mac-Mahon et de l’avenue Niel, à l’époque, ce secteur est directement relié à la place de l’Etoile.

«Ce n’est pas d’ailleurs fol engouement, mais préférence bien justifiée» poursuit le journaliste dans un style fleuri. Pour preuve: l’envolée des prix du terrain dans ce quartier. L’article cite ainsi le cas de l’angle de l’avenue des Ternes où le terrain se vendait à près de 800 francs le mètre carré (l’équivalent de 3000 euros actuels selon le convertisseur de l’Insee). Et pour les lecteurs disposant d’une bourse bien garnie, l’article évoque la vente dans ce quartier d’un immeuble de 1443 mètres carrés, mis aux enchère à 400.000 francs (soit 1,5 million d’euros actuels), «bien au-dessous de sa valeur», selon le chroniqueur.

La suite de l’article renvoie vers divers conseils d’investissement: tel terrain dont la valeur «pourrait être quadruplée si on y construit de belles maisons de rapport avec tout le luxe et le confort moderne», telle autre acquisition permettant d’escompter «un revenu d’environ 5 % net cependant que la valeur de la propriété irait s’augmentant, d’autre part, de la plus-value qu’acquerront chaque jour ces terrains».

L’auteur n’hésite pas au passage à passer sa propre petite annonce: «Nous informons nos lecteurs ayant une propriété d’agrément à vendre qu’un de nos abonnés achèterait volontiers aux environs de Paris une maison de campagne avec grand jardin, moyennant une rente viagère de 1500 à 2000 francs» (5800 à 7700 euros actuels).

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