Il y a 110 ans, dans Le Figaro, les HLM servaient à lutter contre la tuberculose

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RÉTRO IMMO. Dans son édition du 2 octobre 1905, Le Figaro évoque l’importance des Habitations à bon marché, les HBM ancêtres des HLM, comme outil de lutte contre la tuberculose.

En cette année 1905, la lutte contre la tuberculose reste «La grande bataille», comme le titre en une le Figaro du 2 octobre. Et pour éradiquer la maladie qui est l’un des fléaux de l’époque, toutes les initiatives sont bonnes à prendre. L’article publié à l’occasion d’un congrès international consacré à la maladie dresse diverses pistes. «Il y a place, dans cette grande et internationale bataille contre la tuberculose, pour les tactiques les plus dissemblables et pour la stratégie la plus mobile, souligne Paul Strauss dans le quotidien. Depuis la cantine scolaire et la colonie de vacances, jusqu’au dispensaire et au sanatorium d’un côté, depuis l’habitation à bon marché jusqu’à l’assainissement et l’embellissement des salles de l’autre.»

Car il faut se souvenir que ce problème de santé publique a été au cœur de la création des Habitations à bon marché, ces HBM qui sont les ancêtres de nos HLM actuelles. A la fin du XIXe siècle alors que l’augmentation du nombre de logement ne suit pas l’accroissement de la population, les loyers augmentent vite et la population ouvrière est souvent réduite à s’installer dans des taudis. Alors que la tuberculose touche de plein fouet les ouvriers notamment, les médecins ne tardent pas à faire le lien entre la propagation des épidémies et les taudis des quartiers populaires.

Création des offices d’HBM en 1912

C’est en 1894 pour qu’une loi crée les Habitations à Bon Marché (HBM) et il faut attendre 1912 pour que soient institués les Offices d’HBM qui autorisent les communes et les départements à devenir partie prenante dans l’histoire du logement social. C’est notamment dans les années 20 et 30 que seront créés bon nombres d’HBM où de cités-jardins, surtout en région parisienne.

Confiant dans l’avenir, Le Figaro écrivait en 1905: «L’éducation sanitaire et la diffusion du bien-être, la guerre à l’ignorance, à la misère, à la malpropreté, à l’alcoolisme sont des armes à longue portée qui peu à peu, trop lentement certes au gré de nos impatiences mais sûrement à un moment donné, terrasseront et vaincront les mauvais microbes, éloigneront les miasmes délétères et feront une humanité plus forte et mieux protégée.»

Preuve que le sujet est préoccupant, le président de l’Union des sociétés de gymnastique de France évoque dans le même numéro du Figaro trois pistes contre la maladie: la pratique de la gymnastique, évidemment, mais aussi «l’hygiène corporelle et les bains-douches à bon marché» ainsi que «les habitions hygiénique à bon marché et les jardins ouvriers».

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  • lm123457 le dimanche 11 oct 2015 à 12:06

    Ca c'est un discours de droite intelligent ! La gauche aurait crié que c'était pou mieux exploiter les ouvriers !!! Vivement les prochaines élections qu'on leur fasse comprendre qu'on n'en veut plus et pour longtemps.