Il y a 105 ans... Le Figaro s'émerveillait devant le Luna Park de la Porte Maillot

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RÉTRO IMMO - En avril 1910, Le Figaro évoque la deuxième saison du parc d’attractions qui attire à l’époque les Parisiens aisés: le Luna Park de la porte Maillot, dans le 17e arrondissement.

Dans une bouffée d’enthousiasme, le reporter du Figaro est formel: «La soirée de réouverture de Luna Park comptera parmi les plus grands succès de la saison mondaine.» Il est vrai qu’à cette époque le parc d’attractions lancé un an plus tôt sur la Porte Maillot (17e arrondissement de Paris) est un lieu particulièrement huppé. Bien loin de la réputation douteuse qui lui sera associée des années plus tard, avant sa destruction en 1948.

Toujours est-il qu’en 1910 l’endroit est «un des lieux de rendez-vous les plus select de la capitale», précise l’article tout en rappelant qu’avec les nouvelles plantations d’arbres, «une journée de pluie ne sera pas pénible aux mignons souliers de nos élégantes Parisiennes». Pour assurer le confort de sa clientèle, le directeur des lieux «a eu l’excellente idée de faire bitumer le parc entier en même temps qu’il a songé à préserver les spectateurs des éclaboussures en faisant élever un parapet autour du vaste bassin où viennent s’ébrouer les joyeuses gondoles du Water-Chute.»

Mais ce qui fait courir les Parisiens, ce sont bien ces attractions uniques pour l’époque, souvent affublées de noms américains: «Water Chute», «Balling Gull», «Scenic Railway»... Pour ses glissades aquatiques, le parc n’hésite pas à mentionner des vitesses fantaisistes pour ses gondoles: 120 voire 150 km/h! Un mélange de sensation et de chic parisien que le journaliste attribue au patron des lieux, «M. Gaston Akoun qui a su allier le plus extraordinaire américanisme au parisianisme le plus affiné.»

Et pour sa rentrée 1910, le Luna Park a semble-t-il fait le plein de nouvelles attractions aux accents plus franchouillards: du «Chatouilleur» au «Crieur» en passant par la «Roulette humaine» et le «Taquineur». Malheureusement, le court article n’en dit pas plus sur le contenu de ces activités, se contentant de préciser: «Cela ne se décrit pas, il faut le voir, il faut y aller, pour se rendre compte de l’effet produit sur les hypocondriaques les plus invétérés.»

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