«Il ne faudrait pas que la réforme soit perçue comme un revirement»

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INTERVIEW - Pour Éric Lallement, procureur d'Évry, la «décorrectionnalisation» est envisagée dans un contexte où, depuis des années, la répression n'a cessé de se durcir.

LE FIGARO. - Si elle aboutit, cette réforme va-t-elle marquer un changement?

Éric LALLEMENT. - En effet et je m'interroge sur l'interprétation que l'on peut donner à cette réforme qui intervient dans un contexte où, depuis des années, la répression n'a cessé de se durcir. Ainsi les défauts d'assurance et de permis, longtemps des contraventions, sont-ils devenus des délits. En 2011, la loi a renforcé les sanctions rendant notamment obligatoire la confiscation du véhicule pour un certain nombre d'infractions à la circulation routière. Il est vrai que la confiscation est rarement appliquée. Il ne faudrait pas que cette réforme, si elle aboutit, soit perçue comme un revirement d'appréciation portée sur les infractions qui, graves hier, le seraient moins...

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