Il n'y a plus d'otage français en Algérie, déclare Le Drian

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IL N'Y A PLUS D'OTAGE FRANÇAIS EN ALGÉRIE À LA CONNAISSANCE DES AUTORITÉS FRANÇAISES
IL N'Y A PLUS D'OTAGE FRANÇAIS EN ALGÉRIE À LA CONNAISSANCE DES AUTORITÉS FRANÇAISES

PARIS (Reuters) - Il n'y a plus d'otage français détenu sur le site algérien de Tiguentourine à la connaissance des autorités françaises, a déclaré samedi le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

L'armée algérienne faisait toujours face à la mi-journée aux combattants islamistes retranchés dans l'usine et l'on restait sans nouvelles de plus de 20 otages étrangers.

Selon diverses sources et informations de presse dans la région, 12 à 30 otages auraient été tués dans ce site gazier du Sahara algérien.

Prié de confirmer sur France 3 Bretagne qu'il n'y avait plus de Français pris en otage, Jean-Yves Le Drian a répondu: "Oui. Il y a aujourd'hui, à notre connaissance, un Français qui a été tué, malheureusement et des Français qui ont été libérés."

Yann Desjeux, un ancien militaire, a été tué lors de l'opération de libération menée par l'armée algérienne.

Jean-Yves Le Drian n'a pas pu confirmer les informations sur la présence d'un Français parmi les preneurs d'otages.

"Je ne peux pas assurer que ce djihadiste français, qui s'appellerait Le Guen, soit présent sur le site, on le saura je pense assez vite", a-t-il dit sur France 3 Bretagne.

"C'est un personnage qu'on avait repéré depuis un certain temps, mais il était au Mali depuis plusieurs semaines. On pense qu'il peut être là mais ça n'est pas certain", a-t-il ajouté.

Un des trois Français libérés, Alexandre Berceaux, employé de la société de restauration CIS Catering, qui fournit les repas à la base de Tiguentourine, a raconté son expérience sur la radio française.

"Je suis resté caché pendant presque 40 heures dans ma chambre, sous le lit, j'avais mis des planches un peu partout", a-t-il dit vendredi sur Europe 1.

"J'étais complètement isolé (...). J'avais peur. Je me voyais déjà finir dans une boîte en bois", a-t-il ajouté, en précisant que des collègues algériens lui apportaient discrètement de l'eau et de la nourriture.

Jean-Baptiste Vey, édité par Guy Kerivel

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