Il n'est pas encore temps de s'inquiéter pour Varane

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Malgré un temps de jeu en baisse et un rendement parfois suspect ces derniers mois, Raphaël Varane conserve toute la confiance de Didier Deschamps. Logique, même si le défenseur du Real Madrid sera attendu au tournant.

Il est l’homme de base de Didier Deschamps. Celui qui a disputé les vingt-deux derniers matchs de l’équipe de France, meilleure série en cours chez les Bleus. « Il », ce n’est pas le capitaine Hugo Lloris, encore moins Paul Pogba ou Blaise Matuidi. « Il », c’est Raphaël Varane, 27 sélections au compteur à seulement 22 ans et déjà nommé capitaine à plusieurs reprises par le sélectionneur. Le défenseur du Real Madrid devait être une assurance tous risques pour Deschamps en vue de l’Euro 2016, une garantie dans un secteur où son meilleur associé en charnière ou le titulaire au poste de latéral droit posaient davantage question. Le hic, c’est que Varane joue moins régulièrement depuis un mois. Il ne compte que deux apparitions en mars avec son club, même si ça ne semble pas inquiéter outre mesure le sélectionneur. « Ça arrive, n’importe quel joueur peut avoir dans une saison une période de moins bien, a-t-il souligné en conférence de presse lundi. Malgré tout, Raphaël a joué énormément de matchs depuis le début de la saison et il garde ma totale confiance. »

Zidane : « Il est encore en apprentissage »

Varane a débuté face à Séville dimanche (4-0), mais il a surtout profité des absences conjuguées de Pepe et de Sergio Ramos pour être aligné aux côtés de Nacho Fernandez. Pour ne rien arranger, il a provoqué un penalty pour un tirage de maillot sur Adil Rami, que Kevin Gameiro n'a pas transformé. Lorsque tous les défenseurs sont à la disposition de Zinedine Zidane, le coach français du Real Madrid privilégie régulièrement la paire la plus expérimentée. Pas de sanction, juste une décision dans l’ordre des choses, selon l’ancien numéro 10 de l’équipe de France. « Moi, je suis content du travail de Rafa, et c’est le plus important, expliquait-il la semaine dernière. Après, il ne faut pas oublier que c’est un jeune joueur, même s’il est là depuis un peu plus de quatre ans maintenant. On ne se rend pas compte de son âge, mais c’est quelqu’un qui est encore en apprentissage et qui a assimilé très vite. De toute façon, je vois le futur du Real Madrid avec Rafa. Forcément, tant qu’il y aura quatre défenseurs centraux, il jouera un peu moins. Mais je le vois impliqué et progresser de jour en jour. » Sans que ça suffise pour bouleverser durablement la hiérarchie.

Déjà 27 matchs disputés cette saison

Il est vrai néanmoins que Varane reste un élément important de la rotation dans son club et affiche un temps de jeu raisonnable depuis le début de la saison. Il a disputé vingt-sept matchs toutes compétitions confondues, dont six de Ligue des Champions. C’est déjà quatre de plus qu’en 2013-2014, ce qui ne l’avait pas empêché de réaliser une Coupe du Monde aboutie dans la foulée. C’est surtout suffisant pour satisfaire Deschamps, qui ne ferait même la fine bouche si la clé de voute de sa défense devait moins joueur d’ici à l’Euro 2016. « Il est dans un club où il y a de la concurrence et, ponctuellement, il peut avoir un temps de jeu réduit, a lâché DD. Je suis convaincu qu’il a envie de débuter tous les matchs. D’un autre côté, qu’il joue un peu moins, ça lui permet de travailler plus et d’avoir un peu plus de fraîcheur dans l’optique de ce qui nous attend. » Ce qui pourrait tracasser davantage le sélectionneur français, c’est le rendement de Varane. Parce que sa sortie du onze a coïncidé avec une courbe de performances en baisse ces derniers mois.

« C'est sûr qu'on va toujours lui demander plus »

Moins serein dans ses interventions et précis dans ses relances, l’ancien Lensois a parfois affiché une fébrilité inhabituelle chez lui. Il a touché le fond contre l’Athletic Bilbao (4-2, le 14 février), en coûtant un but à son équipe sur une passe en retrait mal ajustée et en étant exclu en fin de match pour un deuxième avertissement. « Ça ne m'inquiète pas, avait alors assuré Zidane. C'est sûr qu'on va toujours lui demander plus, ce n'est plus le jeune joueur qui est arrivé il y a trois ou quatre ans. Il le sait, il est aguerri pour ça et il en a conscience. Qu'il fasse une erreur, ça arrive. La seule chose que je veux voir d'un joueur qui fait une erreur, c'est de se dire qu'il y a un prochain ballon et qu'il faut bien faire sur celui-là. » Ce qu’il a toujours su faire chez les Bleus, où Varane n’a jamais déçu depuis ses débuts au printemps 2013. Ce rassemblement tombe à pic pour démontrer qu’il est toujours le patron défensif dont sa sélection a besoin. Histoire de ne pas rajouter de l’incertitude dans l’esprit de Deschamps là où il ne devrait pas y en avoir.

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