"Il n'est pas démontré que Bonnemaison avait l'intention de donner la mort"

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Bonnemaison arrive au palais de justice de Pau, le 11 juin 2014, pour l'ouverture de son procès.
Bonnemaison arrive au palais de justice de Pau, le 11 juin 2014, pour l'ouverture de son procès.

À Pau, on vient peut-être d'assister à un grand revirement sociétal. À l'issue d'un délibéré de trois heures, la cour d'assises des Pyrénées-Atlantiques a finalement acquitté le docteur Nicolas Bonnemaison, qui était accusé d'avoir abrégé les souffrances de sept de ses patients. Le médecin est sorti calmement de la salle d'audience, avec pour la première fois un sourire campé au visage. Lui que l'on avait vu, pendant les débats, fermé et impassible, est soudainement apparu soulagé. Le public et son comité de soutien ont accueilli la nouvelle par plusieurs salves d'applaudissements et de pleurs, tour à tour destinées au docteur, à ses avocats et aux jurés.La cour a retenu que le Dr Bonnemaison n'avait "pas l'intention de donner la mort" et que "l'intention d'homicide du praticien n'était pas établie". "Estimant de bonne foi que ses patients souffraient physiquement et psychiquement, il a procédé à l'injection dans cinq cas d'hypnovel en recherchant une sédation des patients sans qu'il soit établi par les débats que ces sédations avaient pour but le décès des patients", a lancé le président de la cour. Et concernant l'injection d'un curare interdit, le Norcuron, la cour a affirmé que "son utilisation bien que non recommandée en phase de sédation terminale, était néanmoins controversée".La motivation de la cour d'assises, sur un plan juridique, est contestable, tant il était apparu, malgré les dénégations de ses avocats,...

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